dimanche 16 décembre 2018

Pyrénées-Atlantiques : Asson - Zoo (octobre 2018) 4ème partie


Un p'tit tour des continents



L'intégralité de notre parcours :


Pyrénées-Atlantiques


Une visite faite non sans appréhension....il faut dire que mes expériences en matière de zoos commencent à dater et ne m'ont pas laissé des souvenirs impérissables. 
Du zoo du Palais Longchamp à Marseille visité dans les années 1970, ou de celui de la Barben près de Salon-de-Provence en 1988, je n'avais gardé que le souvenir de fauves et de primates avachis et tristes dans leurs cages exiguës, quant à celui de Vincennes à Paris visité en 1991, je l'avais trouvé quelque peu décrépi et désuet. Enfin, notre dernière tentative avait été pour la réserve africaine de Sigean dans les années 2000. Mais là, nous n'avions pas choisi la meilleure période, quelle idée d'y aller au mois d'août, en pleine canicule, sinon d'avoir toutes les chances d'y trouver des bêtes complètement abruties par la chaleur, terrées à la recherche de la plus petite ombre.

Bref, nous en étions restés là de nos expériences zoologiques !

Mais le zoo d'Asson se trouve à quelques 20 km de Lourdes, quasiment entre Lourdes et Pau... et les commentaires sur le Net sont bons, alors pourquoi ne pas se rendre compte par nous-mêmes ?

De plus, nous profitons de laisser Guess à mes parents, les chiens n'étant pas admis sur le site.


Sitôt nos entrées en poche (2 x 14 euros), nous entrons dans le vif du sujet en pénétrant dans la volière exotique qui est en fait une très vaste volière cloisonnée afin de séparer les différentes espèces.
Sans avoir de contact avec les oiseaux, c'est tout de même émouvant d'être parmi eux alors qu'ils évoluent dans la végétation qui ne manque pas dans les cages.



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C'est la première fois que j'en vois, je les trouve amusants ces coucous guira un brin échevelés, on dirait qu'ils sont tombés du lit. 😉

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Un peu moins rassurée dans la deuxième volière avec ce grand calao, heureusement fort occupé avec les rats qui composent son menu.



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Dans la troisième volière, je suis surtout ébahie par les magnifiques pigeons que sont les Gouras de Victoria et les superbes reflets de la parure des pigeons nicobar.


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Nous nous retrouvons ensuite parmi les perroquets que je surveille du coin de l’œil, j'ai avec ces magnifiques volatiles un contentieux de presque 50 ans. Enfant, mordue par un perroquet vert, j'en ai gardé une défiance bien légitime. Pour l'heure, ce qui est le plus intrigant, c'est le cri du Hocco de Daubenton, un sifflement strident et soutenu à nul autre pareil !






Un écriteau qui n'est pas fait pour me rassurer...mais je ne pourrai pas dire que je n'étais pas avertie ! 





Ouf ! Les perroquets ont le bon goût de rester hors de portée !





A la sortie des volières, nous sommes attendus de pied ferme !
Autre souvenir d'enfance et autre frayeur, avant de me rendre compte que ce dindon semble inoffensif, collant mais inoffensif. 😉







Ambiance Amérique du sud au Temple de l'ocelot.




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??? Pas évident à déceler de prime abord, ce superbe "gros chat" se fond dans le décor.





Nous faisons ensuite une incursion en Asie au royaume des panthères des neiges.







Voici le temps de s'offrir un bain de foule avec les petits écureuils rayés de Swinhoe aussi agiles et rapides que mignons...et pas farouches pour un sou !
Ici aussi un panneau nous annonce que ces adorables petites bêtes ont du mordant. 






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Farouche ? Le Tragopan de Tremminck l'est sans conteste, nous ne l'apercevons que furtivement.


Un passage aux gibbons, gibbons à bonnet, gibbons lar, gibbons à favoris blancs...ça bouge, ça gesticule, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a de l'animation dans les cages.



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Je ne m'attendais pas à découvrir les panda roux si agiles, ces adorables "chats-oursons" font partie des espèces menacées.
Les menaces, telles que signalées sur le panneau : 
"- La destruction et la fragmentation de son habitat.
 - Le braconnage pour sa peau et la demande chinoise d'animaux vivants.
 - Les attaques de chiens et la transmission de la maladie de Carré. 



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Nous poursuivons notre incursion asiatique par l'enclos de Radjah, ce tigre blanc né au zoo de Beauval. Mais sa majesté nous ignore royalement et fait les 100 pas de l'autre côté de son enclos. Tant pis !




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Grues, oies et Muntjac se partagent un grand parc. Il semble que seules les grues aient remarqué notre venue, les oies dorment quant aux Muntjac on les aperçoit furtivement au loin à l'ombre des arbres.




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Aridité en moins, nous voici dans l'outback. C'est l'heure de la pause et les grands marsupiaux sont plutôt relax.

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Les wallabys OK mais nous avons mis un bon moment à apercevoir l'émeu. Et vous ?





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Et nous voilà de nouveau déambulant parmi wallabys de Bennett, maras de Patagonie, alpacas, cigognes blanches et ouettes d'Egypte.




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Nullement impressionnés par notre visite, ils se contentent de nous surveiller du coin de l'oeil tout en vaquant à leurs occupations.
Je trouve le Mara de Patagonie insolite, je lui trouve une tête de lapin et un arrière-train de cervidé. C'est un des trois plus gros rongeurs de la planète.


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A l'extrémité de cet enclos, une zone est réservé aux loups à crinière. 



Merci à notre fils qui nous a téléphoné à ce moment, ce qui nous a permis de les voir autrement que roulés en boule. Des gens, ils en ont pris l'habitude mais la sonnerie du téléphone...c'est autre chose.


Intermède fugace car ils sont retournés à leur sieste sans plus de cérémonie.


Pas mieux pour les ouettes d'Egypte ! C'est sieste organisée.





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Les ibis sacrés squattent le toit de l'abri des alpacas. 

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Quel air patibulaire ! On dirait qu'on lui a mangé sa soupe...

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Si la végétation dense fait le charme du parc et offre aux animaux un peu de protection et de tranquillité, il est quelquefois difficile de les apercevoir. Il nous a fallu patience et persévérance pour faire connaissance avec la grue couronnée. 
Quant au Céphalophe bleu, il est bien planqué...







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Dans cet autre parc, nous apercevons enfin subrepticement cette petite antilope à travers un "œilleton" fait dans la clôture en bois.



Une famille paons se prélasse sur la clôture du parc des Guibs d'eau. Dommage, ces messieurs ont perdu leur parure, il faudra attendre la saison prochaine pour les admirer au mieux de leur plumage.



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Un Guib d'eau vient chercher le contact. Si la clôture n'était pas si haute, j'ai comme l'impression que nous aurions pu le caresser. Quel joli regard plein de douceur !





Moment de tendresse :

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C'est le 3ème plus grand rapace au monde avec ses 65 cm et ses 140 cm d'envergure ! Pour l'heure, il se fond sous le manteau de la végétation de sa cage.



Nous aurions aimé les voir un peu plus actifs, mais les makis ne nous feront pas l'honneur de quelques acrobaties.






Autre moment d'émotion, la rencontre avec les lémuriens.
Un enclos où ça déménage !



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Leur agilité, leurs mimiques nous ont retenus quelques dizaines de minutes.



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Ce qui me semblait être une bagarre n'est semble-t-il qu'une parade amoureuse un peu "vive" (information donnée à l'accueil).






Nous repassons devant l'enclos des Guibs d'eau où paon et paonne font un concours de roues, et Madame s'en tire plutôt bien !


















Et pour parachever la visite :




La visite nous a permis de voir beaucoup d'animaux pour la première fois, malheureusement la plupart sont en sérieux danger de disparition dans leur habitat d'origine.

Même si ce n'est pas la panacée parce que rien ne vaut la liberté, ce zoo m'a quand même fait très bonne impression. Et ça, c'est une première en matière de zoo !
Même s'il est aujourd'hui de notoriété publique que 60 % de la faune sauvage a disparu en 40 ans, il est intéressant de constater que de telles structures s'investissent et s'unissent dans le monde pour tenter de sauvegarder les espèces.

Face à cette catastrophe imminente, il reste à espérer que l'homme prendra conscience assez tôt des méfaits qu'il cause sur la nature et arrivera à inverser la tendance...

Plus d'infos sur le site du zoo - cf. ICI

Le "Rapport Planète Vivante 2018" du WWF : cf. ICI