Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)
Un peu de résumé, un peu de traduction :
A l'époque nasride, Ronda avait deux faubourgs : le Bajo ou Viejo et l'Alto ou Nuevo.
El Viejo, faubourg à l'intérieur des murs, s'étendait jusqu'au pied de la médina, ses terrasses épousant la pente naturelle du terrain. Trois artères principales permettaient de le relier à la médina et au faubourg haut. Tout voyageur venant du Nord, du royaume de Grenade, traversait immanquablement ce faubourg, avant de franchir la "Puerta de la Puente" qui a été démolie au début du 20ème siècle et qui se trouvait entre une mosquée et les bains arabes tout proches situés à l'extérieur de l'enceinte fortifiée.
Cette banlieue avait un rôle économique certain, s'y trouvaient notamment des vanniers, des tanneurs et des potiers. Ces activités artisanales ont été confirmées par les fouilles archéologiques.
"Lors des deux petites interventions archéologiques réalisées dans cette zone, des installations artisanales ont été confirmées. Dans un cas, une tannerie, dont la tradition a perduré jusqu'à l'époque moderne, à côté des bains arabes (visibles aujourd'hui dans leur propre enceinte). Dans le second cas, une poterie a été trouvée, où des bassins pour la décantation des argiles, entre autres dépendances, ont été documentés.La superficie de l'Arrabal était d'environ 3 hectares, ce qui représentait presque 19 % de toute la ville nasride de Ronda, qui avait une superficie totale de 16 hectares. Pendant la conquête castillane et le siège de Ronda, en 1485, la première chose que l'artillerie chrétienne a démolie fut le mur du Bajo, ou Viejo Arrabal. Cette attaque a été menée depuis le Cerro de la Pedra, situé à l'est, en face du quartier lui-même. A cet endroit se trouvait l'un des royaux qui assiégeaient Ronda, dirigé par D. Rodrigo Ponce de León, Marquis de Cadix.L'une des premières préoccupations des rois catholiques après la conquête de Ronda a été la réparation urgente des dégâts causés par l'artillerie, surtout au niveau du mur et de la forteresse, puisque la guerre avec Grenade n'était pas encore terminée. Après le siège, il existe dans le Tumbo de Séville des preuves de plusieurs lettres envoyées depuis Ronda dans lesquelles ils demandent des maçons, des charpentiers et des tailleurs de pierre pour réparer les murs et les tours détruites, des tâches qui n'ont jamais été réalisées dans la basse enceinte.Déjà entre 1505 et 1523, certains travaux ont été réalisés par crainte du danger causé par les raids maures dans la zone montagneuse. Malgré ces aménagements, l'état des murs de la banlieue restait très mauvais en 1572. Cette zone de la ville a alors commencé à accumuler son déclin urbain au profit d'une nouvelle installation située dans le secteur nord appelée le "Mercadillo."
"BAINS ARABESXIIIème siècleCe complexe thermal de l'époque musulmane est le mieux conservé de la péninsule ibérique. Il se situe dans l'ancien quartier islamique de la ville, il est structuré en trois zones principales, suivant le modèle romain : salles de bain froide, tiède et chaude. Jusqu'à aujourd'hui, son système hydraulique (canalisations, chaudières...) nous est pratiquement parvenu dans son intégralité."
Cette visite est incluse dans le "Bono Premium" un Pass touristique qui permet d'entrer dans plusieurs musées et que nous avons acheté à l'Office du Tourisme.
Longeant les remparts, empruntant les escaliers, nous avons rejoint les bains arabes à pied, ce qui nous a permis de faire une jolie balade depuis le centre historique situé en haut de la falaise.
Guess bien calé dans son sac, a fait toute la visite avec nous, de la réception au jardin.
J'ai trouvé les panneaux sur le site particulièrement originaux et beaux. De la pierre joliment gravée apparemment.
"BAINS ARABESC'étaient des lieux de rencontre, de discussion et de repos, en plus de permettre l'hygiène et la propreté exigées par la religion musulmane."
La salle de bains chauds sert à présent de salle de projection.
Le jardin était un espace de transition où se trouvait la fontaine, indispensable pour faire ses ablutions avant de prier.
Le centre historique avec ses remparts et le Pont Vieux le surplombent.
La tour où se trouvait la noria est dans un coin du jardin.
"ROUE A EAUSituée au sommet d'une tour, utilisant la force d'un âne pour faire actionner le mécanisme, qui, grâce à des récipients en céramique, soulevait l'eau de la rivière jusqu'au canal du petit aqueduc qui alimentait les bains."
Du sommet de la tour, la noria n'est plus, mais son emplacement initial est entouré de grilles.
La noria n'est plus mais l'on distingue toujours le canal du petit aqueduc qui menait jadis l'eau jusqu'aux bains.
Des bacs de l'ancienne tannerie :
"TANNERIEPlan des tanneries de la cour de Santa Ana à RondaCes bassins datent des XVIIe au XIXe siècles. Ils étaient destinés au tannage des peaux et, par besoin d'eau, étaient situées près de la rivière. De plus, ils se trouvaient à la périphérie de la ville à cause de la puanteur résultant du tannage des peaux."
D'autres bacs, mais ceux-ci servaient (si j'ai bien traduit le panneau) de baignoires.
Nous avons déjà visité quelques bains arabes, à Cordoue, à Gérone, ceux de Ronda sont ceux où nous avons eu le plus de facilité à nous représenter la configuration des lieux tels qu'ils devaient être à l'origine.
Je remercie une fois de plus l'Office du Tourisme de Ronda pour m'avoir autorisée à partager notre visite et vous faire ainsi découvrir ce site.
Plus d'infos : Site Archéologique Bains Arabes de Ronda
A bientôt ! 😉
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