jeudi 2 juillet 2026

Espagne - Andalousie : Priego de Córdoba - Musée Adolfo Lozano Sidro - Février 2023

 




Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)


Au coeur de la ville, une rue agréable bordée de jolies façades, c'est là que se trouve la résidence de la famille d'Adolfo Lozano Sidro.



Quelques infos tirées des panneaux trouvés sur les lieux :

C'est au tout début du XXème siècle que la famille d'Alfredo Calvo Lozano fait construire cette luxueuse maison dans le style moderniste au coeur de la ville de Priego de Córdoba. Si Adolfo Lozano Sidro y a séjourné surtout l'été, il est mort en 1935 dans l'appartement qu'il occupait au troisième étage.
Et depuis ?
Ses descendants ont donné la maison à la municipalité de Priego de Córdoba afin que cette dernière y crée un Centre Culturel destiné à promouvoir les arts plastiques et l'artisanat, y laissant en dépôt quelques meubles, objets et peintures.
Le rez-de-chaussée nous plonge dans l'univers du paléolithique, du néolithique et de la protohistoire. La période romaine y est aussi largement représentée avec de nombreux objets trouvés lors de fouilles effectuées dans une villa romaine de Priego.




Nous nous attardons dans le joli patio à arcades, passage incontournable qui dessert les pièces du rez-de-chaussée.







Une meule de l'époque romaine : 




Parmi tous les objets exposés concernant l'époque romaine, j'ai particulièrement admiré une collection de terres cuites découvertes au XXème siècle à Priego. Elles représentent des bustes féminins aux  coiffures aristocratiques typiques du milieu du IIème siècle ap. J.-C., conformes aux canons de la mode imposée par la cour impériale romaine.





C'est aux niveaux supérieurs, soit aux 2ème et 3ème étages, que nous entrons dans le musée dédié à Adolfo Lozano Sidro. La décoration murale est d'origine et la plupart des objets s'y trouvaient déjà lorsque ce célèbre peintre et illustrateur y vivait.






Détail du plafond ouvragé de la pièce : 


Le couloir de l'étage s'ouvre sur le patio via de grandes fenêtres et dessert les différentes pièces.





Nous découvrons cet artiste, célèbre en Espagne, à travers quelques-unes de ses œuvres exposées.
En plus d'avoir collaboré à la revue "Blanco y Negro" et à "ABC", il a entre autres obtenu quelques prix au cours de sa carrière :
- Mention d'Honneur à l'Exposition Nationale des Beaux-Arts en 1897,
- Troisième médaille à l'Exposition Nationale des Beaux-Arts en 1910,
- Médaille d'argent à l'Exposition Internationale de Panama en 1916.







Quelques portraits de famille habillent les murs d'une des pièces :



Dans l'atelier du peintre, le temps semble comme suspendu, on pourrait aisément l'imaginer reprendre ses pinceaux d'un moment à l'autre.





De l'autre côté du jardin, un bâtiment abrite des œuvres d'artistes contemporains.



Autres sources que celles des affiches du musée (liste non exhaustive) : 




Cette visite nous a autant permis de découvrir l'intérieur d'une maison bourgeoise du début du XXème siècle que l'œuvre d'un artiste. Elle clôt également notre passage dans cette ville pour laquelle nous ne nous attendions pas à trouver autant de points d'intérêt.

Je remercie pour la énième fois, l'Office de Tourisme de Priego de Córdoba qui m'a autorisée à publier cet article ainsi que ceux concernant les musées de la ville que nous avons visités.

Et nous, nous allons faire un bond de quelques kilomètres, 100 tout au plus, et espérons vous retrouver à Cordoue...



A bientôt ! 😉


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dimanche 17 mai 2026

Espagne - Andalousie : Priego de Córdoba - Eglise de l'Assomption - Février 2023

 




Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)


Eglise de l'Assomption (Iglesia de l'Asunción en espagnol)

Notre premier passage devant l'église se fait de nuit et son aspect extérieur plutôt sobre ne laisse en rien deviner la richesse de sa décoration intérieure.


Erigée en 1525 à l'initiative de la Marquise de Priego, l'église a été remaniée au XVIIIème siècle dans le style baroque.
Pour vraiment apprécier cet édifice religieux, il faut y entrer et découvrir son tabernacle, chef-d'œuvre baroque réalisé par Francisco Javier Pedrajas au XVIIIème siècle. Et même si les chapelles abritent de beaux retables, ce n'est rien à côté de celle du Sanctuaire, chef-d'œuvre du baroque espagnol, inscrite en tant que Monument National en 1932.

Voilà pour les grandes lignes, certains la trouveront peut-être un peu kitch, j'ai surtout retenu sa très grande luminosité, à vous d'en juger.
Quelques affichettes posées ici et là dans l'église, me seront bien utiles pour vous donner les informations qui vont suivre.


Dans l'ancienne chapelle baptismale, se trouve un Christ sur la Croix, sculpture en bois polychrome de l'artiste grenadin Agustin de Vera y Moreno. Cette statue du XVIIIème siècle défile avec celle de la Vierge de la Charité chaque année le mardi de la Semaine Sainte.



Concernant la cloche posée au sol sur la photo ci-dessous :

"Je m'appelle Assomption. C'est le nom donné à cette cloche qui, le 12 octobre 1999, s'est détachée de son support dans la tour et est tombée à cet endroit. Dans sa chute, elle a traversé le toit et le plafond de l'église, s'enfonçant de 70 cm dans le sol."


Quant au groupe sculptural qui représente la Descente de la Croix, œuvre de l'artiste local Niceto Mateos Porras, il est incomplet. Sont exposées ici les statues de Jésus, Marie et saint Jean, celles de saint Nicodème et de sainte Marie-Madeleine sont conservées au siège de la Confrérie.

Ce groupe sculptural défile le soir du Vendredi Saint accompagné de sa confrérie aux côtés de Notre-Dame des Douleurs.




Le retable de la chapelle de la Antigua est un mix d'anciens autels. Réalisé au cours du XXème siècle, une statue de Notre-Dame de la Antigua a été déposée dans sa niche centrale.


Il est temps de pénétrer dans la magnifique chapelle du Sanctuaire de forme octogonale. Richement décorée, elle est coiffée d'une impressionnante  coupole à goudrons.
































Le musée d'art sacré situé dans l'église présente quelques jolies pièces dont les plus anciennes remontent au XVIème siècle.




Quittant la partie musée, nous passons devant un retable...


... pour nous retrouver face au maître-autel du XVIème siècle devant lequel est couché un Christ en croix. En ayant vus beaucoup, nous avons supposé que c'était une tradition aux abords de la Semaine Sainte de déposer les croix en bout de nef, au pied des autels.














Une statue de Vierge richement parée, celle-ci tient l'Enfant Jésus dans ses bras. Que de statues richement vêtues, verrons-nous au cours de ce voyage ! 






Même si la visite de cette église est payante, le tarif reste plus que correct (2 € en 2023), n'hésitez pas à pousser la porte, elle recèle nombre de beaux éléments tant architecturaux que mobiliers.
Il me reste à remercier l'Office de Tourisme de Priego pour m'avoir donné son accord concernant la publication de cette visite.

Vous désirez en savoir un peu plus ?

Voici quelques sites sur lesquels je me suis appuyée pour rédiger cet article : 




A bientôt ! 😉


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