mercredi 22 juillet 2026

Espagne - Andalousie : Osuna - Mars 2023

 



Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)




Dimanche 5 mars 2023, nous sommes arrivés hier soir assez tard et nous nous sommes faits aussi petits que possible afin de ne pas déranger la bonne vingtaine de camping-cars déjà garés au fond du parking de Cash Family, un supermarché situé à l'entrée d'Osuna.
Le parking est très grand et le magasin accepte d'accueillir les camping-caristes.



Et ce qui ne gâte rien, nous avons en prime un joli paysage.


Première chose, aller à l'office du tourisme où nous récupérons un plan et obtenons des infos. Dans la foulée, nous sommes invités à visiter le Centre d'Innovation Touristique situé au-dessus de l'Office du tourisme, que voilà une bonne entrée en matière pour prendre le pouls de la ville. Y sont racontés son histoire, son évolution dans le temps, ses monuments et sa faune actuelle.





Cette mise en bouche sera complétée par les nombreux panneaux trouvés en ville.
Pour faire plus court, je vous en ferai dès que possible des synthèses.


Celui ci-dessus rappelle que, outre sa position perchée qui permet de jouir d'un magnifique paysage composé de campagne et de montagnes, cette ville ducale a conservé de son passé seigneurial un important héritage culturel et patrimonial. Différents musées dont la Collégiale et le Monastère de l'Incarnation pour le côté patrimonial et les tapas, emblèmes de la gastronomie locale pour le côté culturel. Il ne faut pas oublier qu'Osuna est au coeur de l'Andalousie et de ce fait un carrefour entre Séville, Cordoue, Grenade et Malaga.



Des panneaux plus particulièrement consacrés à la Semaine Sainte donnent des précisions sur les processions, les particularités de chaque confrérie.


"La Semaine Sainte d'Osuna
Place Mayor

Ici se dresse le Balcon des Autorités, devant lequel défilent toutes les confréries d'Osuna pendant leur station de pénitence à la Semaine Sainte. A droite, se trouve la rue Tía Mariquita, l'un des endroits les plus pittoresques de la ville. Malgré son étroitesse, c'est le passage naturel de la majorité des processions sur leur itinéraire vers la Place Mayor et l'un des coins les plus recommandables pour profiter de la Semaine Sainte."




Nous nous retrouvons devant l'Hôtel de ville construit sur une ancienne porte au XVIe siècle puis complété aux XVIIIe et XIXe siècles. Donnant sur la place Mayor, il permet aux autorités d'être en première place lors des événements publics.






Au fond de la place Mayor, le couvent de la Conception.






"Eglise Couvent de la Conception
XVIe siècle
Retable du Christ du Pardon du XVIe siècle, chaire en ferronnerie du XVIIIe siècle et de magnifiques grilles se trouvent à l'intérieur de cette église."





L'intérieur de l'église de la Conception : 









Enfin ! A part celles destinées aux enfants des touristes, toutes identiques, nous n'en avions pas encore vues mais les voici, les vraies robes andalouses !





Quand j'ai mentionné que les panneaux ne manquaient pas... allez, je vous fais un mix des deux. 😀

Place de Saint Sébastien au XVIe siècle en raison de la présence de l'ermitage de Saint Sébastien, puis place Santo Domingo suite à l'intégration de l'ermitage à la nouvelle église de San Domingo et pour finir place Rodríguez Marín en hommage au polygraphe ursaonais dont le buste a été déplacé de la Place Mayor.

En fait, chaque nouvelle dénomination est en lien avec un changement.




"Eglise Santo Domingo
XVIe siècle
Eglise à une seule nef, bien qu'entourée de chapelles, à l'intérieur se trouvent des œuvres d'art importantes, comme le retable de Jerónimo Hernández et Diego de Velasco, des œuvres d'Antonio de Arfián. La Dolorosa d'Astorga."


Nous n'en verrons rien, les portes de l'église sont bien closes.

Comme nous l'avions déjà constaté sur les panneaux de Priego de Córdoba, les processions de la Semaine Sainte sont très codifiées.



"La Semaine Sainte d'Osuna
Paroisse de Santo Domingo

La statuaire :
1 Notre-Dame et Mère des Démunis, XIXe siècle, Juan de Astorga.
2 Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, XXe siècle, œuvre en série des ateliers d'Olot.
3 Doux Nom de Jésus, XVIIIe siècle, Ecole sévillane.

Les statues appartiennent à la Confrérie du Doux Nom de Jésus, Entrée Triomphale de Jésus à Jérusalem et Notre-Dame Mère des Démunis, fondée en 1582.

La procession défile le Dimanche des Rameaux. Son cortège est presque entièrement composé d'enfants qui accompagnent les statues pendant leur parcours en portant des palmes et des branches d'olivier. Les pénitents portent une tunique et une cape blanche avec un petit capuchon et des ceintures rouges, sans capirote. Un total de 28 porteurs portent à bras le paso du Doux Nom de Jésus, 36 celui de l'Entrée à Jérusalem et 28 celui de la Vierge des Démunis.

4 Notre Père Jésus au sol, 1703, Alonso Gayón
5 Notre-Dame et Mère des Douleurs, 19e siècle, attribuée à Salvador Gutiérrez de León.

Les deux statues appartiennent à la Confrérie de la Chute de Jésus, fondée en 1705.
La Confrérie participe à la Semaine Sainte le lundi et le jeudi soir. Les statues du Christ au sol et de Notre-Dame des Douleurs sont accompagnées d'une musique remarquable jouée par des groupes composés de cors et de tambours. Le dais au-dessus de la Vierge Marie est l'un des plus élaborés, car il a été brodé tant à l'intérieur qu'à l'extérieur par les Sœurs de la Confrérie. Le passage dans son quartier autour de l'église de la Merced est extrêmement émouvant.
Les deux statues sont généralement dans l'église Santo Domingo. Le Christ est porté par vingt-et-un porteurs cachés sous le paso et la Vierge par vingt-huit. Les pénitents nazaréens portent des tuniques blanches, des capes bleues et des capuchons pointus."


Les extérieurs de l'église Santo Domingo :








"Le domaine des carrières

    Connu populairement sous le nom de "Petra de l'Andalousie", El Coto de las Canteras se trouve sur le terrain de l'ancienne Urso, d'où l'on extrayait la pierre pour les constructions avant l'occupation romaine.

A l'intérieur, il abrite un magnifique auditorium naturel utilisé pour des célébrations, concerts, événements culturels, etc. Sans aucun doute, ce substrat rocheux a été utilisé comme carrière de pierre de façon continue au moins depuis la civilisation ibère, bien qu'il semble que son exploitation se soit intensifiée à la suite de l'importante activité constructive développée par le quatrième Comte d'Ureña au XVIe siècle, jusqu'aux années 60 du siècle dernier où elle a cessé d'être exploitée."






"Palais de Miguel Reina Jurado
Ancien bâtiment des Postes
18ème siècle

En 1765, Don Miguel de Reina y Jurado demanda à la mairie l'autorisation d'installer une porte en pierre de couleur sépia, avec laquelle il compléta l'ensemble de son palais ancestral, qui comprenait une cour à portiques sur deux étages et un escalier monumental. L'installation du bâtiment des Postes, dans les années 1970 a entraîné la disparition de la majeure partie de la bâtisse, dont aujourd'hui il ne reste que cette porte en pierre."


La façade du palais de Miguel Reina Jurado :




"PLACE SAINTE RITA

Cet espace, appelé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle place des Plateros, était connu depuis la fin du XVIe siècle comme place de Miguel Pablos parce qu'un chirurgien dénommé ainsi y possédait plusieurs immeubles. Par la suite, elle fut appelée place de Saint Augustin et apparaît actuellement dans la nomenclature comme place de Sante Rita."


Cette place a pris le nom de l'église qui s'y trouve actuellement et que nous trouvons fermée.



"EGLISE DE SAINT AUGUSTIN
XVIe siècle

Fondée par le quatrième Comte d'Ureña. Le retable principal est l'œuvre de Jerónimo Balbás, où est installée la Vierge de l'Espérance de Remesal. On remarque également la présence d'une Vierge enceinte."







"La Semaine Sainte d'Osuna
Eglise de Saint Augustin

La statuaire :

1 Notre Père Jésus captif - Fernando Ortiz, vers 1765.
2 Très Saint Christ de la Vraie Croix - Anonyme, vers 1530-1540.
3 Notre-Dame de l'Espérance et Saint Jean l'Evangéliste - 1901, Vicente Tena.

Les statues appartiennent à la Confrérie de Vera Cruz, fondée au couvent de San Francisco en 1545.
La Confrérie participe aux processions de la Semaine Sainte le Mardi Saint, en fin de soirée et pendant la nuit. Le lieu le plus impressionnant pour observer ce cortège est la rue Calle Tía Mariquita, moment où les "saetas" émouvantes sont chantées en hommage aux statues par les lauréats du concours de "saetas" Carmen Torres. Le paso néogothique du Christ de la Vraie Croix est remarquable, il a été réalisé par Hipólito Rossi en 1894. La Vierge Marie a été réalisée par Vicente Tena en 1904, c'est une œuvre unique et exceptionnelle avec des motifs mythologiques. Parmi les éléments marquants accompagnant le Christ crucifié, on trouve le motif figurant sur les étendards de la Confrérie, le groupe des porte flambeaux ainsi qu'une réplique de la croix dressée en hommage aux confrères défunts. Les effigies du Christ sont escortées de pénitents ("nazarenos") vêtus de tuniques noires et ceints de cordelières en alfa, tandis que ceux qui précèdent la statue de la Vierge portent des tuniques couleur crème, des cagoules pointues vertes et de larges ceintures."


Nous ne verrons le patio de l'Université qu'en photo.




"ANCIENNE UNIVERSITE

Elle a été fondée en 1548 par Don Juan Téllez Girón, 4ème comte d'Ureña et père du premier duc d'Osuna. Figure d'une importance intestable dans le monde des arts, il fit construire de nombreux édifices, presque tous à vocation religieuse. Sous le quatrième comte d'Ureña, Osuna fut transformée en une ville monumentale et harmonieuse.

L'université d'Osuna a subsisté jusqu'à la réforme du ministre Caballero en 1807, elle a alors cessé de fonctionner en tant qu'université, tout comme d'autres universités de moindre envergure, telles que celle de Baeza. Malgré sa suppression officielle, l'établissement a continué de fonctionner jusqu'à l'arrivée des troupes françaises en 1810, date à laquelle elles ont occupé le bâtiment et l'ont transformé en caserne. Il est resté en activité jusqu'en 1824, année de sa fermeture définitive.


Plus tard, grâce à Don Francisco Rodriguez Marin - éminent érudit originaire d'Osuna et figure emblématique de la ville - le bâtiment a servi d'établissement d'enseignement secondaire jusqu'aux années 1990. En 1993, l'Université d'Osuna a rouvert ses portes aux étudiants en tant que collège universitaire affilié à l'Université de Séville."


Nous terminons cette longue balade matinale par une BA en aidant à la laverie un SDF désemparé devant une machine récalcitrante. Après bien des essais infructueux avec une machine d'une contenance de 10 kg, Michel tente celle d'à côté pouvant laver 15 kg de linge. Et eurêka ! Les deux grosses couvertures devaient peser trop pour la première machine.
Nous rentrons au cc à 14 heures avec l'intention de visiter après 17 heures. Ici, les heures de visite sont bien souvent décalées comparées à la France. Les musées ont tendance à ouvrir presque à l'heure où les nôtres ferment. Le matin, c'est 10 h-14h et l'après-midi 17h-20h.
Et finalement, nous n'en bougerons plus car à 17 heures, il pleut des cordes. Tant pis pour quelques musées qui n'étaient ouverts que le week-end, mais tant mieux pour nos jambes qui apprécient infiniment ce break.

Lundi 6 mars 2023
Nous nous réveillons avec le brouillard qui très vite cède sa place à une pluie soutenue. Et ce sera comme ça, toute la journée !
C'est parti pour une pause cc ! Entre courses, tri des photos, rédaction du blog et un peu de diamond painting, cette trêve au final passera vite.


Mardi 7 mars 2023
A 7h, il fait 11°8 dehors et 15°6 dans le cc. Le temps s'est amélioré et nous reprenons nos visites.
Au programme du jour, commencer par aller faire un tour sur la partie haute de la ville.
A mi-pente, nous découvrons un grand espace herbeux clôturé semé de vestiges de murs qui ne nous disent pas grand-chose. Heureusement, qu'un panneau nous fournit quelques explications mais là, c'est un véritable cours d'histoire.



"CHÂTEAUX DE SEVILLE

BANDA MORISCA

Le terme Banda Morisca a probablement été forgé au XIVe siècle, dans le royaume de Séville. Depuis le siècle précédent, toute la bande séparant les chrétiens des habitants de Grenade était simplement appelée "la Frontière" - voire "LA FRONTIERE" en majuscules - , car c'est ainsi qu'était désigné, hors de la région, le territoire alors connu sous le nom d'Andalousie ; le territoire correspondait aux anciens royaumes de Jaén, de Cordoue et de Séville, issus des conquêtes de Ferdinand III et d'Alphonse X le Sage.

Ainsi, la "Banda Morisca" s'inscrivait dans la longue ligne de démarcation traversant les zones frontalières du royaume de Séville ; ce terme désignait l'ensemble des territoires frontaliers placés sous  la juridiction de Séville, de la seconde moitié du XIIIe siècle jusqu'aux XIVe et XVe siècles.

Ces architectures militaires ont vu le jour à la suite de cette période d'instabilité.

Font également partie du groupe les châteaux suivants : El Coronil, Coripe, La Puebla de Cazalla, Villanueva de San Juan, Algámitas, El Saucejo, Los Corrales, Martin de la Jara, Aguadulce, Gilena, Pedrera, ?ora de Estepa, Casariche, La Roda de Andalucia y Badotalosa.

Description du château

L'Osuna médiévale comptait deux enceintes fortifiées : les remparts de la ville et l'alcazaba (citadelle) ou château. Les remparts comprenaient au moins trois portes, bien qu'il ne subsiste de traces que de l'une d'elles : la Tour de l'Eau (ou tour de Teba), qui flanquait l'une des portes d'entrée de la ville.
Le château dominait l'ensemble du dispositif défensif ainsi que le territoire environnant. De son enceinte d'origine, il ne subsiste guère que les bases des murs et une section du rempart extérieur. L'édifice semble avoir été organisé autour d'une vaste place d'armes centrale, où se dressait autrefois une tour - vraisemblablement le donjon.
L'Alcázar occupait le point culminant de la colline, formant ainsi une place forte au sein du dispositif défensif.
Il offrait simultanément un accès à l'intérieur de la cité et une sortie directe vers la campagne.
Au XVe siècle, l'édifice remplissait à la fois des fonctions résidentielles et administratives en tant que résidence palatiale des comtes d'Ureña. La Collégiale et l'Université furent construites du temps du quatrième comte d'Ureña.
A la fin du XVIe siècle, les comtes d'Ureña reçurent le titre de ducs d'Osuna, ce qui les mena à quitter leur résidence palatiale en ville pour s'installer à la cour royale. Ce départ marqua le déclin du palais ; celui-ci tomba en ruine, ce qui finit par entraîner sa disparition au cours du XVIIIe siècle.
Sa situation en hauteur fait de ce lieu un site privilégié pour contrôler et défendre le territoire.

Faits historiques concernant le château

Les premières mentions de cette ville et de cette forteresse remontent à l'époque islamique médiévale, alors qu'elle était connue sous le nom de Hins Oxuna" (château d'Osuna), en référence au rôle de place forte qu'elle occupait.
En 1239, le roi Ferdinand III conquit la ville d'Osuna, qui se rendit pacifiquement à l'autorité castillane.
En 1264, à la suite de la révolte des mudéjars et compte tenu de l'incapacité du Conseil de Séville d'assurer la sécurité de la ville d'Osuna, le roi Alphonse X la céda à l'Ordre de Calatrava.
Du XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVe siècle, cette forteresse a rempli deux fonctions principales : la défense et le regroupement de la population en vue du repeuplement des territoires frontaliers, ce qui imposait que la ville demeure enserrée à l'intérieur de ses murailles.
Au XVIe siècle, suite à la pacification du territoire consécutive à la conquête de Grenade, les remparts perdirent leur fonction défensive ; la population descendit vers les zones basses et l'enceinte fortifiée fut abandonnée.
C'est alors qu'Osuna entama une nouvelle phase, s'affirmant comme un centre de vie de cour ; une série de nouvelles constructions virent le jour dans l'enceinte médiévale, transformant radicalement l'aspect de la ville. L'église primitive du château -  l'ancienne paroisse médiévale de Santa Maria - fut remplacée par le magnifique édifice Renaissance de la Collégiale de l'Assomption, tandis que le bâtiment de l'Université et l'hôpital de l'Incarnation étaient érigés à proximité.
Vers la fin du XVIe siècle, avec le départ des ducs pour la cour, le château tomba en ruines."




Un peu plus haut, au centre d'un bel espace dégagé, c'est l'université d'Osuna qui pointe ses tours à chaque angle de la bâtisse. Nous ne pouvons la visiter car en cette saison, les visites guidées n'ont lieu que les week-end et jours fériés.




Au cas où vous désireriez en savoir un peu plus sur ce bel édifice : Ancienne Université | Turismo de la Provincia de Sevilla


Nous n'avons guère plus de chance au monastère de l'Incarnation. Mais cette fois-ci pour une autre raison. Une affiche sur la porte "En esta semana, la comunidad vive sus ejercicios espirituales. Gracias por no llamar".



"MONASTERE DE L'INCARNATION
MUSEE D'ART SACRE
XVIIe siècle

Les socles en azulejos sévillans du XVIIIe siècle sont d'une beauté remarquable et admirables, ils ornent sa jolie cour et son escalier original. Peintures du XVIIe siècle, œuvres de Francisco Meneses, de l'école de Murillo."





"PLACE DE L'INCARNATION

Elle se situe à proximité du couvent des Mercédaires fondé sous cet ordre dans le premier tiers du XVIIe siècle. Le monastère s'est établi sur le bâtiment de l'Hôpital fondé par le quatrième comte d'Ureña."


Bon, la place est bien en pente.





"La Semaine Sainte d'Osuna
Place de l'Incarnation

Autrefois toutes les confréries devaient faire leur station de pénitence devant l'Eglise Collégiale de Notre-Dame de l'Assomption, si bien que cette place voyait l'arrêt de tous les cortèges lors de leur montée vers le point le plus élevé de la ville. Certaines confréries maintiennent cette tradition, c'est pourquoi cette place continue d'être un lieu de référence lors de la Semaine Sainte d'Osuna et c'est là que se vivent certains des moments les plus émouvants."


Nous voici proches de l'Eglise Collégiale Sainte Marie de l'Assomption. j'intègre seule la visite guidée (6 €), les chiens ne sont pas admis même dans le sac.
Que dire ? Autant l'édifice est magnifique, autant la visite en espagnol est faite au pas de course !
Je n'attends plus que l'autorisation pour vous la faire découvrir.




"La Semaine Sainte d'Osuna
Eminente église collégiale de Sainte Marie de l'Assomption

La statuaire :
Christ de la Miséricorde - 1623, Juan de Mesa, Ecole sévillane.

La statue appartient à la Confrérie du Très Saint Christ de la Miséricorde, de Notre-Dame de la Pitié et de Saint Jean l'Evangéliste, fondée en 1929.

Il défile dans la nuit du mercredi au jeudi saint à minuit. Les habitants d'Ursaon le connaissent sous le nom du "Silence" et la statue a été commandée pour l'oratoire privé du chanoine de la Collégiale, Diego de Ontiveros.
Tout au long de la procession, c'est surtout le silence, le recueillement et le respect qui prédominent pour accompagner le Christ, avec la lumière des cierges des pénitents et le son sourd d'un unique tambour. Le paso est juché sur les épaules des 18 porteurs selon le style traditionnel d'Ursaon, les Nazaréens ont revêtu une tunique et une coiffe pointue noires avec une ceinture aux couleurs de la confrérie.
Le lieu recommandé pour voir cette procession est la descente par la Cuesta de los Cipreses."






"EMINENTE EGLISE COLLEGIALE
MUSEE D'ART SACRE
XVIe siècle

Edifice Renaissance qui abrite une magnifique collection de toiles de José Ribera, l'Españoleto. Le Christ de la Miséricorde de Juan de Mesa. Le panthéon ducal, sous la crypte, présente une petite chapelle et continue aujourd'hui d'être le lieu d'inhumation des ducs d'Osuna."


A défaut de vous présenter l'intérieur, quelques photos de ce bel édifice et de la vue sur la ville qu'offrent ses extérieurs.














De nouveau dans la partie basse de la ville, nous partons flâner dans les rues à la découverte des nombreux édifices des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.




Nous dépassons le monastère de la Purisima Concepción...



... qui réalise et commercialise des biscuits marocains.
Le vestibule présente de très jolis azulejos.





Un peu plus loin, le couvent de Sainte Catherine :




"COUVENT DE SAINTE-CATHERINE
XVIIe siècle

Cette église adopte la disposition qui sera habituelle dans les monastères mexicains parallèle à la rue et avec deux portes ouvertes précisément dans le mur qui constitue la façade. A l'intérieur, un socle de carreaux sévillans du XVIIIe siècle recouvre la sacristie."




Face au couvent, la Maison de la Culture. Mais là, nous pouvons découvrir son joli patio.



Tout à la fois Maison de la Culture et Bibliothèque Municipale, nous sommes dans l'ancien couvent des Jésuites et plus précisément dans son joli cloître entouré de salles dont la plus connue est le Salon des Actes utilisé pour divers évènements publics.














"MAISON DES FRERES ARJONA ET CUBAS, MUSEE D'OSUNA

José Manuel de Arjona a occupé divers postes importants sous le règne de Ferdinand VII,  notamment celui d'Assistant à Séville. Son frère, Manuel Maria, intellectuel éclairé et poète renommé, a été nommé par le pape Pie VI comme son chapelain secret surnuméraire. Aujourd'hui, c'est le musée de la ville."


Musée que nous ne visiterons pas, les chiens n'étant pas acceptés. Mais j'ai pu admirer son très beau patio.




"PALAIS DE GOVANTES ET HERDARA
XVIIIe siècle

Anciens tribunaux. Leurs puissantes colonnes salomoniques remplies de pampres et de grappes de raisin sont identiques à celles que l'on peut observer dans la chapelle de Jésus de Nazareth de l'église de Victoria."


Le palais de Govantes et Herdara :






"*EGLISE-COUVENT DE NOTRE-DAME DU CARMEL
XVIe siècle

Il possède un magnifique retable conservé depuis l'époque de la Renaissance, oeuvre de Juan de Oviedo et Diego de Velasco, Vierge de la Solitude d'Astorga. Dans le choeur se trouve un intéressant ensemble de stalles du XVIIe siècle."


L'église-couvent de Notre-Dame du Carmel où nous trouvons là aussi porte close :




"La Semaine Sainte d'Osuna
Couvent Notre-Dame du Carmel

La statuaire :

1 Notre Père Jésus de l'Humilité et de la Patience - Anonyme, XVIe siècle.
2 Très Sainte Marie de la Solitude - XIXe siècle, anonyme.
3 Christ en croix - 1965, Antonio Izquierdo Benegas.

Les statues appartiennent à la Fraternité Carmélite et à la Confrérie de l'Humilité et de la Patience, du Christ sur la Croix et de la Vierge Marie de la Solitude, fondée par la guilde des cordonniers et populairement connue sous le nom de "del pellejo", car certains frères portaient des bottes en cuir avec de l'onguent pour soulager les blessures des pénitents qui se flagellaient. Le procès-verbal le plus ancien date de 1604.

Le Christ sur la croix et la Sainte Vierge de la Solitude. Ils défilent le Jeudi Saint dans l'après-midi. Leur parcours se distingue par le passage par des rues étroites comme Gordillos, Tía Mariquita ou Molinos, ainsi que les virages "ou revirás" en prenant chacun d'eux. Au retour, les deux statues sont amenées à faire une entrée compliquée et excitante dans l'église. Dans une scène mystérieuse, le paso du Christ est porté par 30 porteurs et celui de la Vierge par 35, dans les deux cas sur leurs épaules. Les pénitents "Nazarenos" qui accompagnent les chars portent une tunique noire avec une ceinture en esparto."

Notre Père Jésus de l'Humilité et de la Patience est une statue réalisée en pâte à papier et en tissu encollé. Il parcourt son Chemin de Croix le Lundi Saint dans l'après-midi et est porté sur des civières par 8 frères. Il sort de l'église du Couvent de San Pedro pour se rendre à l'église du Couvent des Pères du carmel."


Edifices religieux et palais s'enchaînent...



"EGLISE-COUVENT DE SAN PEDRO
XVIe siècle

Fondation réalisée par le 1er duc d'Osuna. Auparavant, son père, le quatrième comte d'Ureña, l'avait construite comme lieu d'enterrement pour ses domestiques. Sculpture à habiller de Notre-Dame du Carmel du XIXe siècle."


La façade de l'église-couvent de San Pedro : 




"PLACE DE JEAN XXIII

Nommée ainsi de nos jours, elle était traditionnellement connue sous  le nom de place Saint-Pierre, car elle se situe à côté de la chapelle qui lui est dédiée depuis le premier tiers du XVIe siècle. Cet espace religieux s'est transformé en couvent de carmélites chaussées, déjà  à l'époque du quatrième comte d'Ureña."









"PALAIS DU MARQUIS DE LA GOMERA
XVIIIe siècle

Exemple le plus représentatif du baroque civil à Osuna. Œuvre réalisée par Juan Antonio Blanco entre 1764 et 1765.  A l'intérieur, on remarque particulièrement sa chapelle privée du XVIIIe siècle, l'escalier et le patio à portiques."


Effectivement, on ne peut manquer cette superbe porte baroque...


...pas plus que son patio.




"PLACE DU MARQUIS

Elle était connue depuis le XVIIe siècle comme la petite place des Caldereros, car elle se situe au bout de la rue du même nom. C'est un endroit propice à la scénographie baroque en raison de la perspective qu'elle offre de la porte monumentale du palais du Marquis de la Gomera."







"SIEGE DU CONSEIL COLLEGIAL
XVIIIe siècle

Les statues de la Giralda, de Santa Justa, de Santa Ruffina et les vases de lys, symboles de la cathédrale de Séville, confèrent son titre à l'édifice. Construit par Antonio Ruiz Florindo en 1773."


La façade du siège du Conseil Collégial :








"PALAIS DES CEPEDA
XVIIIe siècle

Il appartenait à la famille des Cepeda, dont le membre le plus célèbre fut Sainte Thérèse de Jésus, et dont la statue se trouve au-dessus de la porte d'entrée. Sa façade se distingue par ses colonnes de marbre veiné de différentes teintes.
Actuellement, s'y trouvent les tribunaux."


Le palais des Cepeda :





"EGLISE DE SANTA CLARA
XVIIe siècle

La communauté des Clarisses s'est installée dans le couvent de l'ancien ermitage de Santa Anna. Parmi les trésors de l'église se trouve une chaire magnifiquement détaillée et décorée de couleurs vives."


La façade de l'église de Santa Clara est aussi sobre qu'imposante :



Bien loin des prouesses architecturales mais plus prosaïques, les cabines de lavage pour nos amis canins que nous trouvons assez fréquemment en Espagne. 2 € les 4 minutes. Ceci dit, nous ne les avons pas essayées, elles sont en extérieur et Guess croule sous ses poils.


Pour conclure, Osuna est une très jolie ville mais avec un chien, interdit d'entrer quasiment partout, c'est assez difficile surtout à cette période. Entre les édifices ouverts seulement le week-end, les autres édifices visibles seulement en visites guidées avec des horaires similaires, c'est un vrai casse-tête si l'on veut faire tout ça en peu de temps. 
Une petite anecdote : Notre arrêt au second bureau de l'Office du tourisme d'Osuna, la personne à l'accueil très sympathique, parle un tout petit peu le français mais assez pour que l'on se comprenne. elle me parle d'Ecija dont j'ai le prospectus à la main mais j'avoue ne pas capter le nom d'Ecija. C'est l'opportunité pour moi, comme elle est très sympa, d'avoir quelques rudiments de prononciation. Le c d'Ecija se prononce en fait un peu comme le "th" des Anglais et pour le j d'Ecija, il faut se rapprocher du r.
Après ce cours accéléré de prononciation, nous vidangeons eaux usées et eaux noires et faisons le plein d'eau avant de quitter le parking de Family Cash pour nous rapprocher de la laverie.
Aujourd'hui, c'est le blanc qui passe en machine, nous n'avons lavé jusqu'à présent que la couleur (9 € soit 7 € le lavage et 2 € le séchage).
Direction Antequera où nous roulons quasiment que sur autoroute et où nous arrivons vers 21 heures.

A bientôt ! 😉


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