samedi 17 octobre 2026

Espagne - Andalousie : Antequera - Alcazaba - Mars 2023

 




Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)


Au coeur de l'Andalousie, en contrebas de la Sierra du Torcal, Antequera conserve d'importants édifices qui sont autant de témoins de son histoire passée. Si les nombreuses églises et couvents exaltent la ferveur chrétienne de ses habitants, son alcazaba rappelle que l'Andalousie a été conquise plusieurs siècles durant par les Almohades puis les Nasrides.

Nous avons pris un ticket jumelé pour visiter la Collégiale Santa María la Mayor et l'Alcazaba, toutes deux érigées sur des ruines romaines et wisigothes.

Sitôt passé l'Arc des Géants qui permettait d'entrer dans la médina arabe, nous entrons sur le site de l'Alcazaba et avons très vite une jolie vue sur Antequera.



La porte chrétienne construite au XVIème siècle permettait d'accéder aux habitations des nobles chrétiens.




Les oubliettes occupent un coin de la Place des Armes en contrebas de la Tour de l'Hommage. Quels moments de terreur recèle ce trou profond de 6 mètres !



La Tour de l'Hommage, imposante tour musulmane permet non seulement d'avoir une superbe vue sur Antequera mais elle est aussi couronnée par un petit temple, lequel abrite une cloche qui rythmait les heures du jour entre travaux et prières et à l'occasion annonçait les bonnes et mauvaises nouvelles.

Nous traversons la salle du conseil, celle de la garde...





...passons devant l'ancien mécanisme de l'horloge...


...avant de nous trouver sur la terrasse supérieure d'où nous pouvons voir notre camping-car garé sur le parking en haut de la ville.


Cette terrasse supérieure, nous offre une vue plongeante sur le chemin de ronde et la Tour Blanche.









Un coup de zoom sur l'église de Santa Maria de Jésus...


...sur l'insolite clocher de la Collégiale de San Sebastían.


Il est temps de découvrir l'intérieur de la Tour Blanche, à but défensif, elle servait aussi de résidence.





Encore une église, c'est celle de San Juan Bautista.



Les vestiges de l'ancienne mosquée dont on distingue encore les bases des colonnes.


Au-dessous de la Tour Blanche, se dresse la Tour de Quiebro, récemment reconstruite, celle-ci se dresse au-dessus d'une ancienne fosse commune d'origine romaine.




Nous terminons la visite en longeant la muraille des Levante, sous laquelle se dresse la Collégiale Santa María la Mayor dont nous ferons la visite en suivant.



Je remercie le personnel de l'Office du Tourisme pour m'avoir autorisée à publier cet article et à vous faire découvrir un morceau du beau patrimoine d'Antequera.

Plus d'infos : 

A bientôt ! 😉


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samedi 10 octobre 2026

Espagne - Andalousie : Ronda - Bains Arabes - Mars 2023

 




Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)



Un peu de résumé, un peu de traduction :

A l'époque nasride, Ronda avait deux faubourgs : le Bajo ou Viejo et l'Alto ou Nuevo.
El Viejo, faubourg à l'intérieur des murs, s'étendait jusqu'au pied de la médina, ses terrasses épousant la pente naturelle du terrain. Trois artères principales permettaient de le relier à la médina et au faubourg haut. Tout voyageur venant du Nord, du royaume de Grenade, traversait immanquablement ce faubourg, avant de franchir la "Puerta de la Puente" qui a été démolie au début du 20ème siècle et qui se trouvait entre une mosquée et les bains arabes tout proches situés à l'extérieur de l'enceinte fortifiée.
Cette banlieue avait un rôle économique certain, s'y trouvaient notamment des vanniers, des tanneurs et des potiers. Ces activités artisanales ont été confirmées par les fouilles archéologiques.

"Lors des deux petites interventions archéologiques réalisées dans cette zone, des installations artisanales ont été confirmées. Dans un cas, une tannerie, dont la tradition a perduré jusqu'à l'époque moderne, à côté des bains arabes (visibles aujourd'hui dans leur propre enceinte). Dans le second cas, une poterie a été trouvée, où des bassins pour la décantation des argiles, entre autres dépendances, ont été documentés.
La superficie de l'Arrabal était d'environ 3 hectares, ce qui représentait presque 19 % de toute la ville nasride de Ronda, qui avait une superficie totale de 16 hectares. Pendant la conquête castillane et le siège de Ronda, en 1485, la première chose que l'artillerie chrétienne a démolie fut le mur du Bajo, ou Viejo Arrabal. Cette attaque a été menée depuis le Cerro de la Pedra, situé à l'est, en face du quartier lui-même. A cet endroit se trouvait l'un des royaux qui assiégeaient Ronda, dirigé par D. Rodrigo Ponce de León, Marquis de Cadix.
L'une des premières préoccupations des rois catholiques après la conquête de Ronda a été la réparation urgente des dégâts causés par l'artillerie, surtout au niveau du mur et de la forteresse, puisque la guerre avec Grenade n'était pas encore terminée. Après le siège, il existe dans le Tumbo de Séville des preuves de plusieurs lettres envoyées depuis Ronda dans lesquelles ils demandent des maçons, des charpentiers et des tailleurs de pierre pour réparer les murs et les tours détruites, des tâches qui n'ont jamais été réalisées dans la basse enceinte.
Déjà entre 1505 et 1523, certains travaux ont été réalisés par crainte du danger causé par les raids maures dans la zone montagneuse. Malgré ces aménagements, l'état des murs de la banlieue restait très mauvais en 1572. Cette zone de la ville a alors commencé à accumuler son déclin urbain au profit d'une nouvelle installation située dans le secteur nord appelée le "Mercadillo."




"BAINS ARABES
XIIIème siècle

Ce complexe thermal de l'époque musulmane est le mieux conservé de la péninsule ibérique. Il se situe dans l'ancien quartier islamique de la ville, il est structuré en trois zones principales, suivant le modèle romain : salles de bain froide, tiède et chaude. Jusqu'à aujourd'hui, son système hydraulique (canalisations, chaudières...) nous est pratiquement parvenu dans son intégralité."

Cette visite est incluse dans le "Bono Premium" un Pass touristique qui permet d'entrer dans plusieurs musées et que nous avons acheté à l'Office du Tourisme.

Longeant les remparts, empruntant les escaliers, nous avons rejoint les bains arabes à pied, ce qui nous a permis de faire une jolie balade depuis le centre historique situé en haut de la falaise.
Guess bien calé dans son sac, a fait toute la visite avec nous, de la réception au jardin.

J'ai trouvé les panneaux sur le site particulièrement originaux et beaux. De la pierre joliment gravée apparemment.





"BAINS ARABES

C'étaient des lieux de rencontre, de discussion et de repos, en plus de permettre l'hygiène et la propreté exigées par la religion musulmane."

















La salle de bains chauds sert à présent de salle de projection.




Le jardin était un espace de transition où se trouvait la fontaine, indispensable pour faire ses ablutions avant de prier.

Le centre historique avec ses remparts et le Pont Vieux le surplombent.






La tour où se trouvait la noria est dans un coin du jardin.



"ROUE A EAU

Située au sommet d'une tour, utilisant la force d'un âne pour faire actionner le mécanisme, qui, grâce à des récipients en céramique, soulevait l'eau de la rivière jusqu'au canal du petit aqueduc qui alimentait les bains."


Du sommet de la tour, la noria n'est plus, mais son emplacement initial est entouré de grilles.


La noria n'est plus mais l'on distingue toujours le canal du petit aqueduc qui menait jadis l'eau jusqu'aux bains.


Des bacs de l'ancienne tannerie : 



"TANNERIE
Plan des tanneries de la cour de Santa Ana à Ronda

Ces bassins datent des XVIIe au XIXe siècles. Ils étaient destinés au tannage des peaux et, par besoin d'eau, étaient situées près de la rivière. De plus, ils se trouvaient à la périphérie de la ville à cause de la puanteur résultant du tannage des peaux."


D'autres bacs, mais ceux-ci servaient (si j'ai bien traduit le panneau) de baignoires.


Nous avons déjà visité quelques bains arabes, à Cordoue, à Gérone, ceux de Ronda sont ceux où nous avons eu le plus de facilité à nous représenter la configuration des lieux tels qu'ils devaient être à l'origine.

Je remercie une fois de plus l'Office du Tourisme de Ronda pour m'avoir autorisée à partager notre visite et vous faire ainsi découvrir ce site.


A bientôt ! 😉


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