Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)
Entre Priego de Córdoba et Cordoue (Córdoba en espagnol), la route est large et sillonne souvent entre les champs d'oliviers.
Comme nous l'avons fait à Grenade et le faisons généralement dans les grandes villes, nous allons nous installer sur l'aire payante "Camper Park Medina Azahara" située à El Higueron dans un quartier calme, aire clôturée en partie mais sans portail (tarif en 2023 : 12 € la nuit et 4 € pour l'électricité). C'est un parking de 55 places, doté d'un WC, avec la possibilité de faire les services et de se brancher. Il y a certes plus fun comme endroit, mais nous n'y serons que pour le petit-déjeuner, le dîner et la nuit, le reste du temps, nous visiterons.
L'aire se trouve à proximité de l'arrêt de bus, à un peu plus de 8 km du centre de Cordoue que nous rejoindrons par ce moyen de transport, il s'agit juste d'y être aux quelques heures de passage et de faire preuve de ponctualité car il nous a semblé que les horaires étaient relativement respectés.
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| Capture d'écran ViaMichelin - Trajet entre l'aire et le centre de Cordoue |
Quelques faits historiques pour commencer :
La ville où est né Sénèque a été détruite au Vème siècle lors d'une invasion barbare. A nouveau reconstruite après sa conquête par les Musulmans au début du VIIIème siècle, elle n'a cependant connu sa période la plus prospère que sous le Califat et plus précisément sous le règne de la dynastie des Omeyyades.
Ce n'est qu'en 1236, sous le règne de Ferdinand III qu'elle est redevenue chrétienne.
Mais l'héritage d'Al-Andalus perdure à travers de nombreux documents tant géographiques (par le biais de cartes) que médicaux et par ses nombreux et prestigieux édifices dont le plus emblématique est sans conteste la mosquée-cathédrale (Mezquita-Catedral en espagnol).
Bien entendu, nous n'avons pas fait que visiter cet édifice incontournable, nous avons aussi découvert le Campanile (Torre Campanario), l'Alcazar des Rois Chrétiens (Alcázar), la Tour de la Calahorra (Torre de la Calahorra) où se trouve le Museo Vivo de Al-Andalus, le Musée Taurin (Museo Taurino), la Maison de Sefarad (Casa de Sefarad), la Synagogue (la Sinagoga), la Maison de l'Alchimie (al-Iksir, el Museo de la Alquimia), la Maison Andalouse (Casa Andalusi), les Ecuries Royales (Caballerizas Reales), la Chapelle de Saint Bartolomé (Capilla mudéjar de San Bartolomé), les Bains Arabes (Baños del Alcázar Califal), le Musée du Flamenco (Centro Flamenco Fosforito).
Et bien entendu, nous avons aussi adoré flâner dans le dédale des petites rues des anciens quartiers musulman et juif, découvrant au détour d'une venelle une petite place, ou par l'entrebâillement d'une porte un joli patio.
Bref, un peu courte à notre goût, cette visite de 4 jours a été néanmoins si riche en découvertes que l'espace sur notre disque dur s'est quelque peu amenuisé au regard de la profusion de photos que nous avons prises.
Aussi, Cordoue fera l'objet de deux articles voire plus si j'obtiens l'autorisation de publier les photos de nos visites.
Je vous invite à notre balade-découverte de cette belle cité andalouse effectuée aux premiers jours de mars 2023.
Un mix de ces journées bien remplies vous intéresse ?
C'est 👇
Le premier édifice qui attire notre attention et dont la visite est gratuite est l'église de San Nicolás de la Villa.
"Eglise de San Nicolás de la VillaEn plein centre de Cordoue, sur le boulevard du Gran Capitán, se dresse cette grandiose construction créée au 13e siècle et reconstruite au 15e siècle suivant l'esthétique gothique mudéjar. Elle a un des plus beaux clochers des églises "fernandines", de forme polygonale et réalisée sur un minaret. Son portail nord, construit en 1555 par Hernán Ruiz II, est aussi d'une grande beauté. A l'intérieur plusieurs éléments de grande valeur artistique sont à signaler, comme la Capilla del Bautismo (Chapelle du Baptême) du 16e siècle, le retable principal, de style baroque, l'urne eucharistique de l'orfèvre Damián de Castro et le plafond à caissons de la nef principale."(Source : Extrait du site Église de San Nicolás de la Villa | Turismo de Córdoba )
Nous débouchons peu après sur la place des Tendillas (Plaza de las Tendillas en espagnol).
"Considérée comme la place la plus centrale de la ville, son aspect actuel date des années vingt du siècle passé. Après de successives réformes, elle s'est convertie en un des lieux de rencontre préféré des cordouans et des visiteurs. Au centre de la place, sur la fontaine principale, se trouve la statue équestre du Grand Capitaine (Gran Capitán) oeuvre du sculpteur Mateo Inurria."(Source : Extrait du site Place des Tendillas (Cordoue - Espagne) | Turismo de Córdoba )
Nous prenons la direction de la Mosquée-Cathédrale pour la visiter à tour de rôle, ce qui nous fait passer chemin faisant devant quelques belles bâtisses et entrapercevoir quelques jolis patios.
Le conservatoire supérieur de musique :
L'Ecole Supérieure d'Art Dramatique :
Une jolie mosaïque nous le confirme, nous allons dans la bonne direction. 😊
"Palais des Congrès et ExpositionsSitué sur les ruines de l'ancien alcazar des Omeyyades, l'ancien Hôpital de San Sebastián, actuel Palais des Congrès et Expositions, a été construit entre 1512 et 1516 et a été pendant deux siècles le seul centre sanitaire de la ville. L'intérêt principal du bâtiment est le Cloître, d'architecture mudéjar et la Chapelle de style gothique flamboyant, riche en décoration plateresque, oeuvre de Hernán Ruiz I qui réalisa aussi la façade en 1514."(Source : Extrait du site Palais des Congrès et Expositions (Cordoue - Espagne) | Turismo de Córdoba )
La porte du Palais des Congrès et Expositions :
"Le Palais épiscopalSitué face à la façade occidentale de la Mosquée, l'actuel musée Diocésain des Beaux-Arts a été construit sur les ruines d'un palais visigoth devenu alcazar califal des gouvernants omeyyades cordouans et enfin siège épiscopal. A l'intérieur, on peut encore contempler une partie de facture musulmane ainsi qu'un arc en ogive gothique fruit d'une intervention du 15e siècle. Aux 18e et 19e siècles, on a ajouté d'autres dépendances donnant ainsi au bâtiment l'aspect singulier que nous lui connaissons."(Source : Extrait du site Palais épiscopal | Turismo de Córdoba )
Le palais épiscopal :
Le patio du palais épiscopal :
Nous longeons ensuite les hauts murs de la mosquée-cathédrale entourés d'hôtels et de boutiques qui, privilège de quasiment tous les hauts lieux touristiques, vendent quasiment toutes les mêmes produits destinés aux touristes.
Et des touristes, il y en a !
Le minaret d'origine transformé au XVIème siècle pour accueillir les cloches et l'horloge, a été par la suite "habillé" pour renforcer la structure ébranlée par un tremblement de terre.
Sauf erreur de ma part, la porte du Saint Esprit :
La Porte du Pardon est monumentale, elle est également dotée d'une profusion d'ornements :
Cette porte s'ouvre sur la cour des orangers (Patio de los Naranjos). Ces derniers ont été plantés par les Chrétiens après leur conquête de la ville.
C'est par là que nous pénétrons dans l'édifice.
Que dire de cette mosquée-cathédrale si ce n'est que je l'ai trouvée insolite, belle, inattendue, immense et c'est bien dommage un peu sombre même si cette légère obscurité joue avec les volumes. Les chapelles alignées sur le pourtour, bien que je ne les ai pas comptées, sont très nombreuses. les panneaux explicatifs seraient un plus appréciable.
Nous reprenons notre déambulation citadine en direction du Guadalquivir et du pont romain qui l'enjambe.
Mais avant, nous dépassons un des onze Triomphes de Saint Raphaël, le plus connu, les 10 autres sont répartis dans la ville. Les Cordouans portent une dévotion particulière à cet archange, patron de Cordoue, qui les a sauvés d'une grande épidémie de peste en 1651.
Détails du Triomphe de Saint Raphaël :
Quelques cent mètres plus loin, érigé dans le style Renaissance, se détache la silhouette massive de l'Arc de Triomphe dénommé aussi Porte du Pont qui donne accès au pont romain.
Si les fondations romaines d'origine servent toujours de socle à ce pont, il a cependant été reconstruit maintes fois depuis l'époque arabe.
Une statue de l'Archange Saint Raphaël trône au centre du pont romain.
A l'autre bout du pont, long de 240 mètres et jadis traversé par la Via Augusta, se dresse la Tour de la Calahorra. Cette dernière érigée à l'emplacement d'une forteresse arabe, abrite aujourd'hui le Musée des Trois Cultures.
"Tour de la Calahorra (Musée du Al-Andalus) (Torre de la Calahorra (Museo Vivo de Al-Andalus))A l'extrémité sud du Pont romain se trouve la tour de la Calahorra de Cordoue, l'enclave de contrôle et de défense depuis l'antiquité, citée par certaine source arabe sur Al-Andalus, et par de nombreuses références historiques depuis la conquête chrétienne de Cordoue jusqu'à nos jours. Son architecture reflète les rénovations successives. L'arc en fer à cheval est comme une porte annexe du pont, et son enceinte rectangulaire flanquée de tours a été renforcée au XIIe siècle.Au début du XXe siècle, elle a été déclarée monument historique. Après plusieurs utilisations, elle accueille actuellement le Musée Vivant d'Al-Andalus, sur la coexistence des cultures juives, chrétiennes et musulmanes."(Source : Extrait du site Tour de la Calahorra | Turismo de Córdoba )
La Tour de la Calahorra :
Avec deux entrées réduites, la visite nous a coûté 6 € (soit 2x3€). Le musée est intéressant même si nous avons trouvé les explications de l'audioguide un peu longues. Nous avons particulièrement aimé la maquette de la mosquée-cathédrale et les dioramas sur l'histoire de Cordoue.
Un petit temple trône au centre du Campo Santo de los Mártires.
"Monumento a los EnamoradosLe monument aux amoureux est situé dans le Campo Santo de los Mártires, a été inauguré en 1971 en mémoire de l'amour entre le poète Ibn Zaydun et la poétesse et princesse Wallada, qui était la fille d'un calife omeyyade et d'un esclave chrétien. Le monument est un petit temple formé par quatre colonnes sans base, un auvent et un piédestal avec deux mains qui se frôlent l'une contre l'autre. Les mains ont été sculptées par Pablo Yusti Congélo et le kiosque par l'architecte Victor Escribano Ucelay.Ibn Zaydun, qui est mort à Séville en exil à cause de ses passions et en étant amoureux de Wallada, a transcrit ses amours passionnées dans ses poèmes. Lorsque Wallada l'abandonna en choisissant un autre homme à sa place, Zaydun, désespéré, écrivit une lettre à son rival comme s'il écrivait à la princesse. Wallada, indignée, insulta le poète, le traitant de dégénéré, d'adultère, de voleur... Ibn Zaydun n'eut pas d'autre choix que de quitter Cordoue."(Source : Extrait du site Monument aux Amoureux (Cordoue - Espagne) | Turismo de Córdoba )
Le temple des amoureux :
Sur un côté du Campo Santo de los Mártires se dresse un bel édifice au pied duquel l'on entrevoit les dômes des anciens bains arabes.
"Bains du CalifatDe manière tout à fait accidentelle, en 1903, les restes des bains maures ont été découverts dans le Campo de los Santos Martires, puis enterrés quelques mois plus tard, un groupe d'historiens remet à jour cette construction, démontrant sa grande importance.Ces bains ou hammam, contigus à l'alcazar des Omeyyades, aujourd'hui disparu, et auquel ils appartenaient probablement, ont certainement été les plus importants de la ville. Les ablutions et la propreté corporelle constituaient une partie essentielle dans la vie du musulman. Elles étaient obligatoires avant la prière en plus de constituer un rite social.Réalisés sous le califat de Alhakem II, ils forment un ensemble de salles aux murs en pierres de taille. Des arcs semi circulaires sur des chapiteaux et des colonnes en marbre supportent des voûtes (où apparaissent les lucarnes caractéristiques en forme d'étoiles).Ils ont été réutilisés par les Almoravides et Almohades, du 11e au 13e siècles, comme en témoignent les stucages aux motifs floraux et les épigraphes de l'époque que l'on conserve au musée archéologique."(Source : Extrait du site Bains du Califat | Turismo de Córdoba )
Les dômes des Bains Arabes :
Nous y entrons à tour de rôle car là aussi Guess n'est pas admis même dans le sac Je suis un peu déçue par cette visite. Même si les panneaux explicatifs en espagnol et en anglais sont nombreux, je peine à me représenter les bains tels qu'ils devaient être au temps de leur splendeur.
Nous reprenons notre déambulation et arrivons à la Porte de la Lune :
La Porte de la Lune, côté intérieur des remparts :
Si je n'avais fait le plein de thés, il y a peu à Grenade, je me serais probablement laissée tenter. Mais là, ce n'est vraiment pas raisonnable, les placards du camping-car ne sont pas extensibles. Et se balader dans un véhicule à l'espace relativement exigu, c'est aussi prendre en compte la taille des placards et apprendre à optimiser au mieux le volume disponible.
La proposition est bien alléchante, mais bon, il faut savoir être raisonnable... !
Après avoir déambulé dans quelques ruelles, nous arrivons sur une petite place dominée par l'entrée du musée de la tauromachie. Dommage, Guess n'y est pas admis et l'après-midi est avancé. Nous remettons la visite à plus tard.
"Musée de la tauromachieMuseo TaurinoSur la place de Maimonide, tout près de l'Hôpital du Cardinal Salazar, se trouve le musée de la tauromachie installé dans un ancien hôtel particulier du 16e siècle. La forte tradition taurine cordouane a réussi à réunir une partie de l'énorme patrimoine dédié aux cinq califes de la tauromachie : Lagartijo, Guerrita, Machaquito, Manolete et Manuel Benitez, El Cordobés.La visite par le biais du matériel photographique, des habits de lumière, des anciennes affiches de foire, des gravures, des instruments de combat, des sculptures et peintures rend l'histoire de la tauromachie plus accessible au visiteur. Le musée a été restauré en mars 2014."(Source : Extrait du site Musée de la tauromachie | Turismo de Córdoba )
L'entrée du musée de la tauromachie sur la place de Maimónides :
Le site du musée taurin : MUSEO TAURINO CÓRDOBA
Vous êtes toujours là ?
Nous voici à présent au coeur de l'ancien quartier juif, le petit souk municipal propose des pièces de l'artisanat cordouan. On y entre via un passage peu large, un peu comme dans un jardin secret.
Quelques photos du souk municipal :
Un site pour en savoir plus : Zoco Municipal de los Artesanos Córdoba - Artencordoba
Dans cet ancien quartier juif parcouru de ruelles étroites et de toutes petites places, nous découvrons un coin dédié aux chats errants.
"Place de TiberíadesEn plein quartier juif et près de la synagogue, dans la rue des Juifs, se trouve cette petite place où est le monument à Maimonide, un des plus grands penseurs et médecins de la Cordoue juive. Il représente Maimonide sur sa tombe qui est actuellement située à Tibériade, une des quatre Villes Saintes juives en Israël."(Source : Extrait du site Place de Tiberíades (Cordoue - Espagne) | Turismo de Córdoba )
La place de Tiberíades :
Tout près de cette jolie petite place, c'est pour nous l'occasion de visiter la Casa de Sefarad, pour laquelle nous prenons un billet jumelé avec la Casa de la Alquimia.
"Maison du SefardiCasa de SefaradLa Maison du Sefardi - Maison de la Mémoire, est un centre culturel situé en plein coeur du quartier juif de Cordoue. Son exposition permanente et ses activités culturelles visent à susciter l'intérêt d'un héritage oublié et à raviver la mémoire d'une tradition qui fait partie de notre identité : la tradition sefardi judéo espagnole.L'exposition permanente, Mémoires du Sefardi, est répartie en neuf salles thématiques : "Sala de la Diáspora, Sala de la Sinagoga, Sala de judeoespañol, Sala de Maimónides, Sala de la Inquisición, Sala de la vida doméstica, Sala de Mujeres & Sefarad, Sala de los ciclos festivos et Sala de la música sefardi."(Source : Extrait du site Maison du Sefardi (Cordoue -Espagne) | Turismo de Córdoba )
Cette visite (9 € soit 2x4.50 €) est intéressante mais que de textes ! Et le tout est en espagnol ou en anglais, du moins pour les panneaux. Fort heureusement le monsieur à l'entrée nous a prêté quelques pages d'explications en français, de plus nous avons pu y entrer avec Guess dans le sac.
Tant qu'à être au coeur du quartier de la Judería, nous entrons en suivant mais à tour de rôle (chien oblige !) dans la synagogue dont l'entrée semble gratuite (pas plus de personnel à l'entrée que de tarif indiqué). Construite au XIVème siècle dans le style mudéjar, c'est l'une des trois conservées en Espagne. Cette visite ne dure cependant que peu de temps, nous y trouvons 4 grands panneaux d'informations et une grande pièce vide aux murs recouverts d'inscriptions en hébreu. Nous consacrons bien plus de temps à la visite de la Casa de la Alquimia.
"Al-Iksir, le musée de l'alchimieMuseo de la AlquimiaLe musée de l'Alchimie est une porte ouverte sur un monde fascinant. Art millénaire de la transmutation de la matière, l'alchimie est aussi un art de la transformation spirituelle. Situé au coeur du quartier juif (judería) dans une demeure du XIIIe siècle entièrement rénovée, le musée propose divers objets tels que des pierres d'alchimie, des élixirs, des médicaments et des mortiers, ainsi que plusieurs vidéos explicatives et la reproduction d'une Rota (roue mobile avec les signes du zodiaque).A l'étage supérieur, vous retrouverez un laboratoire d'alchimie, des alambics, une collection lapidaire et même un petit observatoire. La visite se déroule avec un audioguide, qui vous permettra de vous initier aux secrets de l'alchimie."(Source : Extrait du site Al-Iksir, le musée de l’alchimie (Cordoue - Espagne) | Turismo de Córdoba )
Cela a été l'occasion de découvrir une maison du XIIIème siècle et de faire une visite intéressante ensemble avec Guess dans son sac à dos.
Nous, nous visitons. Guess, fait des rencontres amicales.
Nous découvrons aussi une activité insolite : le ramassage des oranges éparpillées sur le trottoir et en bordure de chaussée.
Je m'étonnais que personne ne les ramasse. Et pour cause ! Une amie camping-cariste a éclairé ma lanterne, elle les a goûtées, elles sont très amères.
Fruits bons à manger ou pas, il n'empêche que tous ces orangers doivent embaumer au moment de la floraison et leurs fruits apportent ensuite de jolies touches de couleurs dans les rues.
Un panneau délivre quelques explications :
"Trinidad - Située dans un cadre privilégié entre l'animation du centre commercial et le quartier juif, et à côté de l'une des principales routes de Cordoue, la place Plaza de la Trinidad est le coeur d'une zone avec de nombreux bâtiments historiques.Des églises telles que San Juan et Todos los Santos - La Trinidad - et San Nicolás de la Villa ; le minaret de San Juan, le seul de l'époque du Califat qui a survécu jusqu'à aujourd'hui ; d'anciens palais et demeures seigneuriales, désormais reconvertis et accueillant d'autres institutions publiques ; l'espace vert des Jardines de la Victoria et son marché désormais animé.Les rues autour de cette place sont une oasis de tranquillité où vous pouvez échapper à l'agitation commerciale de la zone de Las Tendillas et à l'agitation touristique des rues plus célèbres du quartier juif et faire une promenade détendue."
"Paroisse de la TrinitéLe couvent de la Santissima Trinidad (Très Sainte Trinité) fondé en 1241, après la conquête chrétienne, se transforma en caserne après sa désaffectation et son église devint la paroisse de San Juan y Todos los Santos (Saint Jean et Tous les Saints). Attribuée à l'architecte Francisco Hurtado Izquierdo, sa construction commença vers la moitié du 17e siècle. Sur la façade principale, on remarquera le portail datant de 1703 et surtout, dans la seconde partie, la présence de la colonne torse apparaissant pour la première fois à Cordoue. L'église devint bientôt l'archétype de l'église baroque. Elle est constituée d'une seule nef aux hauts murs surmontés d'une voûte en plein cintre et d'entrevous à fenêtres. Le retable, commandé en 1724 à Juan Fernández del Rio, à la décoration exubérante réalisée avec une grande minutie, est le chef d'œuvre du baroque cordouan."(Source : Extrait du site Paroisse de la Trinité | Turismo de Córdoba )
Eglise de la Très Sainte Trinité :
L'église est ouverte, l'entrée est gratuite...en plus d'admirer de l'art sacré, nous en profitons aussi pour prendre à tour de rôle un bol d'air frais car à l'extérieur, il commence à faire chaud.
Sur la place de la Trinité, se trouve également l'Ecole des arts appliqués et des métiers artistiques "Mateo Inurria" :
Un grand vitrail orne le fond du vestibule de l'Ecole :
Un petit espace planté d'orangers semble être l'entrée du Musée de la Légion.
Nous y lisons quelques inscriptions peintes sur les murs :
Nous y lisons quelques inscriptions peintes sur les murs :
Confrérie des anciens cavaliers légionnaires10.000 morts 40.000 blessés.Légionnaire pour lutter Légionnaire pour mourir.
Devant la faculté, quelques étudiants profitent des rayons du soleil. Pour refaire le monde ? Enfin, nous l'avons tous plus ou moins fait... 😉
...par contre, nous n'attendions pas devant la fac concentrés sur nos portables...nous parlions cours, prochaines sorties, films... Et pour cause ! Les portables n'existaient pas.
En plus de la Mosquée-Cathédrale, nous étions aussi impatients de découvrir l'Alcazar des Rois Chrétiens. Les billets pris au kiosque sur la place (2x5 €), il est temps pour l'un d'entre nous de faire une pause avec Guess à l'ombre des palmiers.
Si je n'ai pas été particulièrement éblouie par le château, j'ai vraiment apprécié la vue sur la ville et les jardins visibles du haut des tours. En ce début mars, les jardins n'offrent pas encore leur plus jolie parure, mais les quelques parterres de renoncules récemment mis en terre donnent néanmoins assez de touches de couleurs pour rehausser les arbustes soigneusement taillés. Le tout au milieu des bassins et du clapotis des jets d'eau. Ce doit être magnifique à la belle saison !
Je mettrai juste un bémol sur cette visite et cela concerne les tickets qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire ne se prennent pas à l'entrée de l'alcazar d'où nous nous sommes faits tous les trois refouler faute de les avoir pris au kiosque situé un peu plus loin. Une fois nos tickets achetés, nous avons appris que les chiens étaient interdits sur le site et que ne pouvant faire la visite ensemble, un de nos tickets devenait caduque faute d'avoir la bonne heure inscrite dessus. Fort heureusement, nous avons pu changer un de nos tickets.
Dommage aussi de n'avoir pas su avant de prendre nos entrées qu'il existait un "Pass" qui pour 12 € permettait de visiter plusieurs musées.
Un peu de lecture ?
"ALCAZAR DES ROIS CHRETIENSConstruit sur ordre d'Alphonse XI en 1328, c'était la résidence habituelle des rois chrétiens durant leurs séjours à Cordoue. Les tours des Lions et de l'Hommage, sur la façade principale sont originales. La tour de l'Inquisition a été ajoutée au XVe siècle par les souverains catholiques. La tour des Colombes est une reconstruction du XXe siècle. Entre ses murs, de grandes entreprises ont été planifiées comme la découverte de l'Amérique ou la reconquête de Grenade. Les voûtes gothiques des tours, le patio mudéjar en forme de croix et les bains construits sous le règne d'Alphonse XI présentent un intérêt indéniable. A l'époque moderne, c'était le siège de l'Inquisition. La chapelle baroque a été construite au XVIIe siècle. Au XIXe siècle, il est devenu une prison et au XXe siècle, il a été acheté par le Conseil Municipal. Doté ensuite de jardin, il a été décoré de mosaïques romaines provenant de la place Corredera, ainsi que d'un magnifique sarcophage du IIIe siècle après J.C."
J'espère obtenir l'autorisation de rédiger un article sur ce bel édifice et vous montrer quelques jolies perspectives des jardins.
Mais en attendant, une petite recette, ça vous tente ?
Des affiches alléchantes !
Difficile de résister d'autant plus qu'aujourd'hui c'est mon anniversaire.
Nous avons pu assister ensemble au spectacle équestre des écuries royales à condition que Guess reste dans les bras ou dans le sac. Avec un billet "premium" (soit 2x21.70 €), nous avons pu visiter les écuries, voir les chevaux et leur mise en beauté ainsi que leur entraînement.
Nous avons assisté à un spectacle de dressage de très grande qualité, même si nous avons préféré l'avant spectacle soit la visite des superbes écuries et le fait d'avoir pu admirer les chevaux de très près.
Au vu des affiches, j'espérais, ce doit être mon côté midinette, voir des robes à longue traîne. J'ai été un peu déçue de constater que les robes de flamenco avaient rétréci et que les tenues des cavaliers avaient comme perdu leurs couleurs au lavage. 😉 Sans compter que les moments où l'on s'attendait à trouver le trio cavalier-cheval et danseuse andalouse ont été fort rares. Nous avons surtout assisté à un spectacle de dressage composé de cavaliers et de leurs montures.
Je vais demander l'autorisation de mettre quelques photos de ces superbes chevaux et des écuries mais il n'y en aura pas d'autres car les photos sont interdites pendant le spectacle.
Un peu d'histoire avec la traduction d'un panneau proche des vestiges de la photo ci-dessous :
"PAROISSE DE STE MARIE IIILe quartier actuel de Saint-Basile était une zone en dehors des murs de la ville romaine où l'on pouvait trouver de nombreux vergers. On trouve aussi, datant de l'époque romaine, les vestiges de structures hydrauliques situées dans les jardins de Vallellano, faisant partie de l'un des aqueducs qui alimentaient la ville en eau. Les restes d'une tombe de la nécropole romaine occidentale sont placés à côté de ce qui est aujourd'hui la porte de Séville. Après la conquête musulmane au VIIIe siècle, ces zones périphériques ont profité de leur proximité avec la forteresse. Plusieurs institutions officielles ont été établies ici, comme la Maison de la Poste, déplacée à un autre endroit pendant le Califat pour permettre l'expansion du souk principal. Ce souk aurait été détruit pendant les soulèvements qui ont mis fin au Califat. La construction de la nouvelle forteresse des Rois Chrétiens a commencé en 1236. Elle a remplacé l'ancienne forteresse omeyyade, détériorée après les guerres civiles du XIe siècle. Un château a été construit pour les arbalétriers afin d'améliorer la défense de cette zone ; la tour de Bethléem et les vestiges des murs sont encore visibles. Le complexe militaire a été complété avec la construction des Ecuries Royales au XVIe siècle. Le quartier de St. Basile a été construit au XIVe siècle sur ordre du roi Alphonse XI. Son implantation est typiquement chrétienne, assez régulière avec des rues droites. Il était principalement peuplé de maraîchers et d'artisans. De l'autre côté de la porte actuelle de Séville, on peut trouver le cimetière de Salud, le premier à être situé hors des murs de la ville ; auparavant, chaque paroisse avait son propre cimetière. Il a été inauguré par les Français en 1811, et à l'intérieur, on peut voir les mausolées de deux toréros, Lagartijo et Manolete. Ce quartier a été à peine affecté par le développement urbain de la ville au XIXe et au début du XXe siècle. Cependant, au milieu du 20e siècle, l'apparence du quartier a changé, à cause des dénivelés érigés pour permettre la construction de l'Alcazar et des Avenues Count of Vallellano."
La température a bien grimpé ces jours derniers et les pigeons squattent les fontaines.
"TOUR DE SAINT-JEANC'est le seul vestige qui reste de la mosquée que Fernando III le Saint a donnée aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le minaret, qui ne conserve que sa partie basse, constitue l'un des exemples les plus intéressants de modèle de tour d'angle propre aux mosquées de quartier du Xe siècle. Il était décalé par rapport au mihrab, occupant l'angle nord-ouest. Il a une forme quadrangulaire avec un escalier circulaire autour d'un pilier central. A l'extérieur, on peut encore voir des vestiges des fenêtres jumelées et de la rangée d'arcades aveugles qui couronnait le premier niveau. L'église fut jusqu'au XVIIIe siècle, la paroisse des Chevaliers de Saint-Jean et depuis 1880, c'est le couvent des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus."
La tour Saint-Jean :
En rejoignant notre arrêt de bus, nous traversons un parc au sol parsemé d'oranges par endroits.
Au soir du troisième jour, nous attrapons le bus de justesse mais quelle course ! Il nous a fallu retraverser le centre historique et remonter toute la grande avenue, soit 1.2 km en moins de 20 minutes. A propos de bus, je ne l'ai pas encore notifié mais le trajet pour deux nous coûte 2.60 €.
Nous avons des images plein la tête et les jambes en compote. Pour l'instant, comme chaque soir, nous n'avons qu'une hâte, rentrer au camping-car et nous reposer.
Quant à Guess, il n'attend pas d'arriver, il prend déjà un acompte sur la nuit à venir.
Nous avons vu l'essentiel de ce que nous voulions visiter, nous peaufinerons le reste demain.
A bientôt ! 😉
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