Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)
Pour ce dernier jour à Cordoue, nous avons à 8h30 un beau soleil andalou malgré les 3°8 C affichés sur notre thermomètre extérieur.
Plantés à l'arrêt de bus pour prendre celui de 10 heures, il ne nous reste plus qu'à attendre 11 heures. Eh oui, le week-end, il y a réduction des passages et le bus de 10 heures saute.
C'est l'occasion de papoter avec des camping-caristes français qui tout comme nous ont posé leurs roues sur l'aire et qui tout comme nous se sont fait piéger par ce changement d'horaire. Echange d'astuces de voyages, de bons plans et adresses, d'impressions... Au final, il n'y aura pas de temps mort et l'heure passera vite.
Au pied des remparts, nous prenons la direction de la cathédrale, l'objectif du jour : découvrir les derniers points de ce quartier que nous n'avons pas encore vus, voire plus si nous le pouvons. Seule la visite de la maison arabe est prévue aujourd'hui, après le mot d'ordre est surtout de se balader, s'imprégner de l'ambiance des lieux.
Notre balade au fil des rues, ruelles et places :
3°8 C peut-être ce matin, mais les degrés montent et c'est très vite que nous ôtons nos doudounes. Les pigeons eux, pallient cette amplitude thermique en faisant trempette dans les fontaines.
Du Centre Culturel Saint Hyppolite, nous ne verrons que son imposante porte côté rue et son patio.
"La Colegiata de San Hipólito, panthéon royal où se trouvent les restes mortels des rois Alfonso XI et Fernando VI, et l'église de San Nicolás de la Villa, l'une de celles que Fernando III a ordonné de construire après la conquête chrétienne de Cordoue, sont les bâtiments historiques les plus remarquables de cette région.L'endroit cache bien des surprises comme la chapelle Ermita de la Alegria, petit bijou baroque dissimulé derrière le Grand Théâtre, et les mausolées romains en face de la porte Puerta de Gallegos. Même si nous sommes dans la zone la plus modifiée de la ville historique, ces monuments nous rappellent sa longue histoire.Cette zone était le centre de la vie publique dans la cité romaine ; le forum se trouvait autour des rues Cruz Conde et Góngora, le "Cardo" et le "Décumanus" se croisaient près de la Tendillas, le temple impérial se dressait au pied de la Calle Nueva...aujourd'hui, vingt et un siècles plus tard, ces rues conservent encore ce caractère."
La calleja de las flores ou ruelle des fleurs, située dans le centre historique est un passage étroit qui draine une file de visiteurs avides d'immortaliser leur passage dans ce lieu caractéristique qui a pour arrière-fond le campanile. Et en bons touristes qui se respectent, nous n'avons pas fait exception à la règle ! 😄
Le contraste entre les murs blanchis à la chaux et les pots bleus est du plus bel effet.
Qu'est-ce que cela doit être plus tard en saison alors que dévalent des cascades de fleurs !
Par contre, je n'ose imaginer la foule à cette période... 😯
Quoique, si l'on est très très patient, il est possible de la trouver presque vidée de ses passants...encore faut-il être rapide ensuite pour appuyer sur le déclencheur de l'APN.
Nous comptions visiter la maison arabe, elle est fermée à la visite le week-end. Sa porte est contiguë à celle d'un monastère cistercien qui semble-t-il ne se visite pas mais accueille les fidèles et où il est possible d'assister aux messes.
Nous découvrons la superbe technique Guadameci Omeya dans la "Casa Museo Guadameci Omeya" dont l'entrée est gratuite et où nous trouvons bon accueil et obtenons maintes explications sur cette technique ancestrale de peinture et de gravure sur cuir dont l'origine remonte au Xème siècle. Pour faire simple, le guadameci c'est l'art d'apposer de l'argent et de l'or sur une peau de mouton, d'y adjoindre des couleurs et de marquer la peau à l'aide de fers. Les oeuvres exposées sont vraiment magnifiques mais les prix vont de pair avec cet art minutieux qui requiert sans aucun doute savoir et patience.
Nous n'avons pu prendre de photos détaillées (interdites) mais si vous voulez en savoir plus : Casa Museo Guadamecí – Casa Museo Arte sobre Piel
Un échantillon de plaques au sol :
De la Casa de la Concha érigée au XVIIème siècle, seul le vestibule est accessible afin de voir la grande mosaïque disposée contre le mur.
Sur la place del Potro, nous délaissons la belle bâtisse ocre qui abrite le Musée Provincial des Beaux-Arts et le Musée Julio Romero de Torres, tout deux axés sur la peinture, au profit du musée du Flamenco (entrée : 2 €). Guess n'y est pas admis même dans le sac, Michel n'est pas très motivé, j'y vais donc seule. Conclusion : le flamenco m'est resté plutôt hermétique. Et pour cause, je suis fâchée avec les écrans tactiles, pas que je ne sache pas les utiliser mais leurs surfaces lisses sont réfractaires à mes empreintes digitales et ont tendance à faire de la résistance.
Waouh ! Une hauteur impressionnante. Nous voici face à l'imposant temple romain érigé au 1er siècle après J.-C., du moins ce qu'il en reste.
L'église royale de San Pablo :
"Palais d'OriveSitué sur la place d'Orive, dans le quartier San Andrès-San Pablo, le Palais des Villalones, également connu sous le nom d'Orive, est un bâtiment de style Renaissance, œuvre de Hernán Ruiz II, qui a rénové la maison seigneuriale de la famille Villalón en 1560.Sur la façade en pierres calcaires taillées, structurée en trois parties et surmontée d'une petite tour, l'architecte cordouan a développé un ensemble ornemental symbolique qui lui est propre, reflétant sa maturité et le dépassement de l'ordre établi. La frise sculptée avec une figure féminine au-dessus de la porte, encadrée par des lions avec des heurtoirs, met en scène une représentation de la loyauté.A l'intérieur, les pièces s'organisent autour de deux cours. La principale, a un portique sur trois de ses côtés où des colonnes arabes et romaines soutiennent des arcs en plein cintre et une galerie supérieure fermée par des arcades à arcs surbaissés et un parapet ; quant à la seconde, celle des calèches, elle a une galerie sur deux de ses côtés et est reliée à l'escalier et à la cour principale.La dernière réhabilitation du bâtiment a été réalisée par la mairie de Cordoue sous la direction de l'architecte Francisco Gómez Diaz, et s'est terminée en 2003."
Nous avons vu beaucoup d'entrées d'habitations donnant sur la rue depuis que nous sommes au sud de l'Espagne mais je ne me lasse pas de découvrir leurs faïences et leurs belles grilles en fer forgé qui s'ouvrent sur les patios. Autant de cours intérieures qui dévoilent parfois un espace de fraîcheur, de verdure et de calme.
Un mur percé d'une grande porte sculptée occupe tout un pan de la place de Jeronimo Paez et ferme le patio du musée d'archéologie.
Voilà un panneau qui incite à la balade.
"Archéologie / Les énormes casuarinas de la Place du Musée invitent le promeneur à se reposer, car il y a beaucoup d'endroits aux alentours qui valent le détour. Nous sommes au-dessus du site des gradins de l'ancien théâtre romain, dont les vestiges sont visibles dans le musée archéologique tout proche, un passage obligé. Ici, vous devez vous promener, vous perdre sans crainte dans le quartier qui offrira surprise après surprise. Se promener sans carte permet de découvrir des coins uniques de Cordoue qui ont peu changé au fil des siècles.Le promeneur a un rendez-vous avec le Moyen-Âge sur la calle Cabezas, un autre avec l'histoire de la reconquête dans l'église de San Francisco ou dans les vestiges du couvent de Santa Clara, et encore un autre avec le passé jésuite sur la monumentale place de la Compañia.Rey Heredia, Ambrosio de Morales, Calle del Reloj, la cuesta de Pero Mato les marches, les petites rues du Marqués Villar, la rue Julio Romero de Torres, Horno del Cristo, Encarnación, San Eulogio, place Séneca... Ce ne sont que des suggestions pour inviter le promeneur à aller au-delà des monuments et à ressentir le vrai charme de la Cordoue historique."
Nous ne visiterons pas le musée d'archéologie, faute de temps. Imaginez un peu un arrêt devant chaque pièce exposée et une tentative de traduction pour chacune d'entre-elles. Je plaisante, mais...selon mon intérêt, cela m'arrive !
Nous nous contentons de pénétrer dans le patio ouvert au public et d'admirer quelques belles pièces antiques.
Le site du musée : Inicio - Museo arqueológico y etnológico de Córdoba
Sortant du musée, nous prenons la direction du cimetière.
Pas d'autre chose à voir me direz-vous ?
Si, sans aucun doute, mais un encart dans un document touristique conseille le détour.
Un brin d'histoire :
"San Basilio / Contrairement aux apparences, le quartier de San Basilio, qui doit son nom aux moines basiliens qui s'y sont installés, est le "plus jeune" de la ville historique. Il a été conçu et construit après la conquête chrétienne, pour loger les arbalétriers qui servaient dans la forteresse ainsi que leurs familles.Ce quartier ordonné a été conçu suivant le modèle des villages castillans, avec des rues droites et parallèles à l'intérieur d'une enceinte murée en forme d'amande, très différente du chaos urbain de la médina. Cependant, les maisons de ce nouveau quartier ont quand même été construites selon le style arabe, c'est-à-dire autour d'un patio, ce qui a permis aux patios, qui ont rendu cette zone de Cordoue si célèbre, de survivre jusqu'à aujourd'hui.Sa position en tant que zone close et séparée du reste de la ville, a fait qu'elle est devenue le quartier juif de la ville du 14ème siècle et ce jusqu'à leur expulsion.Aujourd'hui, le quartier conserve cette atmosphère calme d'un village, sauf en mai lorsque le Festival des Patios de Cordoue fait que cet endroit paisible est envahi de visiteurs impatients de découvrir ses célèbres patios. A l'écart de l'agitation de ces journées, nous conseillons au promeneur de ne pas passer sans visiter certains de ses patios, ouverts toute l'année."
Eglise Notre-Dame de la Paix :
La porte de Séville :
Hors le mur d'enceinte, le champ visuel s'agrandit.
Que n'aurons-nous vu comme faïences !
Sur les murs des églises, dans les rues, en tant qu'enseignes et même sous forme de carreaux destinés aux touristes.
Bon, nous avons fini par arriver aux portes du cimetière Notre-Dame de la Santé.
Santé ? Nom insolite pour un cimetière, non ? Lorsque l'on s'y trouve, ce n'est pas qu'on l'a définitivement perdue ?
Allez, je vous dis tout. Nous sommes venus voir la tombe de Manolete, un célèbre toréador mort dans l'arène. Il y a son gisant sur sa tombe.
Mais au final, rien de particulier si ce n'est que nous avons été surpris de ne pas voir de fleurs sur les tombes comme c'est la coutume chez nous. Au final, le cimetière a un air plus sobre, plus épuré.
Nous reprenons le bus de 18 heures où nous retrouvons les mêmes camping-caristes que ce matin, c'est encore l'occasion d'échanger des conseils. Nous effectuons les vidanges des cuves avant de quitter l'aire cc.
Un arrêt au Lidl pour acheter de l'eau et nous prenons la direction de Osuna.
A bientôt ! 😉
Vous désirez être informé(e)s des nouvelles parutions ?
Abonnez-vous
à notre page Facebook « Balades par monts et par vaux »
à notre chaîne You Tube « Balades par monts et par vaux »
et laissez un petit mot, cela fait toujours plaisir. 😉





































Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire