mercredi 12 octobre 2016

Dordogne (août 2016) 9ème partie

D'UNE FALAISE à L'AUTRE

 
Le village troglodytique de la Madeleine à Tursac ¤ La Roque Saint-Christophe à Peyzac-le-Moustier



Être si prêts de villages troglodytiques et ne pas s'y rendre, alors que nous n'en avons jamais vu, cela aurait été tout de même regrettable !


Nous commençons par le VILLAGE DE LA MADELEINE.

Photo d'un dépliant touristique, prise dans le but de montrer la longueur de ce tout petit village. Dépliant qui titillant notre curiosité nous a incités à effectuer la visite.

Les abords sont engageants.
 
Un petit parking juste à l'entrée du site, auquel est adjoint un grand parking une centaine de mètres plus loin.

Les chiens sont admis en laisse et Guess va pouvoir lui aussi participer à la découverte.

Nous nous acquittons de 6 euros chacun pour pousser l'entrée et l'on nous presse de rejoindre la visite guidée déjà commencée.

Situé sur la commune de Tursac, le village s'étend sur une longueur d'environ 250 m.
Si les Magdaléniens se sont contentés d'utiliser la falaise comme abri, les hommes du Moyen-Âge l'ont aménagée.


 
 


Nous voici au fort de la Laisse du VIIIème siècle.


Une niche et tout au-dessus un larmier destiné à évacuer le ruissellement des eaux de pluie.



Le jardin médiéval



Un poste de garde contrôlait l'accès au village. Outre une porte massive, la rue étroite permettait difficilement l'arrivée de nombreux assaillants.
 
La passerelle en bois remplace un "déversoir" (pan coupé de la falaise aujourd'hui comblé) qui permettait de se débarrasser des assaillants.


La mezzanine à l'étage servait de chambre à coucher.

Au sol, un caniveau a été creusé pour évacuer toutes les eaux usées.


Un tunnel construit sous la chapelle permet de poursuivre l'unique rue du village.


L'escalier d'accès à la chapelle.


La chapelle (XIIème-XVème siècles) a des bases romanes. Elle est dédiée à Sainte Madeleine.

Un joli sol en pisé...


Levez les yeux...Vous le voyez ? C'est le cluzeau, aménagé pour le guetteur.

Au-delà de la barrière, se trouve un gisement préhistorique fermé à la visite.


Le château-fort du XIIIème siècle a été le témoin de nombreux combats pendant la guerre de Cent ans. Il est abandonné suite à un incendie en 1623. Nous ne pouvons y entrer et nous nous contentons de regarder les ruines par delà la clôture.
 



Au premier plan, les vestiges d'un poste de garde.

Belle visite à laquelle je mettrais juste un bémol. Au cours de celle-ci, j'ai vu de nombreuses personnes en possession d'un dépliant. M'en enquérant à l'accueil, je me suis entendue répondre que si nous avions suivi la visite guidée nous n'y avons pas droit.
Elle est bien bonne celle-là !!!
Encore aurait-il fallu nous proposer un choix !
Et dans ce cas, nous aurions choisi le prospectus sans hésitation, n'appréciant que très moyennement les visites guidées car : suivre le rythme comme un mouton, tenter de voir ce dont parle le guide à travers la foule, et la plupart du temps ne se rappeler que du 10ème de ce que l'on nous a raconté...bref très peu pour nous.
 
C'était mon petit "coup de gueule".
 
Pour cette raison, les commentaires sont succincts.
 
A la sortie, une belle "Lotus" trône en bout de parking.
Certains vont se dire encore une voiture ! Et bien, je ne cours pas après, mais quand j'en rencontre une qui sort de l'ordinaire je ne peux m'empêcher de "shooter".
 


 
Il est 17h30 et nous allons à notre prochain point de visite La Roque Saint-Christophe pour être sur place demain matin. Mais c'est isolé, il est encore bien tôt et après la nuit sur le parking isolé de la Maison Forte de Reignac, nous avons envie d'un peu plus d'animation. Nous allons à Saint-Léon-sur-Vézère, distant de seulement 5 km, pour la nuit. Mais je vous parlerai de ce village dans un autre article.
 
En matinée, nous rejoignons l'univers troglodytique de LA ROQUE SAINT-CHRISTOPHE à Peyzac-le-Moustier.

Malgré que le panneau indique Parking cc, je ne suis guère rassurée quant à la largeur et à la hauteur du passage !


Un bout de file d'attente, il y a autant de monde derrière nous !
 
 Occupée depuis au moins 55 000 ans, en témoignent les nombreux objets découverts sur le site, la cité s'est considérablement peuplée au Moyen-Âge et la falaise transformée en fort et en cité.
 
Sitôt l'accueil passé et après avoir réglé 15.50 € (2 entrées à tarif réduit avec le Pass donné sur un autre site), nous traversons la boutique puis la passerelle pour pénétrer dans le fort bien gardé.
 
Et nous voilà partis pour 1 km Aller sur cette falaise calcaire et autant pour revenir à notre point de départ.
 

Le guetteur dans le cluzeau (détail photo ci-dessus)

Une précaution supplémentaire !



Un abri occupé depuis la préhistoire avant d'être transformé en étable. Les anneaux creusés dans la roche devaient servir à attacher le bétail.

L'abattoir avec son étal taillé dans la paroi, son évier et au sol, deux bassins pour récupérer sang et viscères.

Contre l'abattoir, le séchoir avec ses nombreux anneaux au plafond pour suspendre les denrées.

Nous grimpons légèrement et juste avant l'entrée du tunnel, nous découvrons ce coffre-fort creusé dans la roche au XIIème siècle.

Le "Pas du Miroir" est un tunnel creusé dans les années 1970 pour faciliter la visite. Il relie le fort à la cité.


Parvenue au grand abri, je suis impressionnée par la foule.


Maquette d'une partie de la cité (entre tunnel et église) - A partir du Moyen-Âge, le village placé sous la protection du fort pouvait accueillir un millier de personnes. Des 5 terrasses de la falaise, nous sommes sur la 4ème.



Emplacement d'une des églises de la Roque Saint-Christophe. Des croix sont gravées dans la roche.

Au sol, les fonds baptismaux...

...et juste à côté, 6 tombes orientées au Sud-Est.

Une demie-voûte a été creusée dans la roche pour installer le clocher.


Vous voyez la cloche au-dessus du renfoncement ?

La cloche de l'église

Reconstitution d'une forge où étaient réalisés armes et outils.

Nous atteignons les reproductions de machines de génie civil qu'utilisaient les bâtisseurs du Moyen-Âge.

Le treuil à tambour ou Cage à écureuil, actionné par une (ou plusieurs) personne permet de soulever 7 fois son poids.

Le treuil horizontal permet de soulever 150 kg sans effort.


L'échafaudage composé de perches liées entre elles par des cordages.


 


La grue à balancier permet de déplacer des charges par pivotement latéral.


Le cabestan, ce treuil vertical permet à plusieurs hommes de
déplacer des charges de plusieurs centaines de kilos.

Parvenus au bout de cet immense abri, nous avons une vue plongeante sur la cité basse.



Un escalier taillé dans la roche.

Nous revenons sur nos pas, repassons le "Pas du Miroir" et montons quelques marches pour nous trouver au pied du plus grand escalier monolithique d'Europe.


Le Grand escalier et dessous, le cachot.

Très bas de plafond, le cachot ne permettait pas à un homme de se tenir debout.

A partir de ce point, quelques reconstitutions permettent aux néophytes que nous sommes de mieux nous représenter l'habitat.

Une cuisine de l'an mil.






Reconstitution d'une habitation médiévale


Nous remontons plus avant dans le temps...

Reconstitution d'une sépulture de l'âge de bronze (- 1000 av. J.-C.) Découverts en 1913 au pied de la falaise, ces deux squelettes (un adulte et un adolescent) ont été déposés sur un lit de cendres.


Et nous repassons le poste de garde...

...traversons la boutique pour quitter le site où même la vitre épouse la courbe de la falaise !

Nous décidons de rejoindre le champ de l'autre côté de la Vézère pour avoir une vue d'ensemble de ce long km de falaise.
La saignée est grande, longue, mais l'impression est bien plus grandiose tout là-haut !



Au final, ces deux cités sont incomparables, l'une est minuscule et intimiste, l'autre imposante, laisse deviner une population nombreuse et l'on n'a pas trop de mal à se la représenter grouillant de vie.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



 


 



 

 


 


2 commentaires:

  1. Bonjour,
    Ah tu es comme moi Brigitte, tu préfères les dépliants au blabla des guides ! Jolie visite qui nous ramène bien loin dans le temps. Comment faisaient-ils pour vivre sans le wifi ? Et beaucoup plus tard quand des touristes visiteront notre habitat, que découvriront-ils ? C'est bien de se raccrocher à ses racines et à son passé. Merci pour cette balade très instructive.

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  2. Intéressantes ces visites, malgré le monde, il y a de quoi se déplacer tranquillement quand même, et nous aussi, on aime déambuler sans contrainte guidée...
    Quand on pense que certains pays utilisent encore ces échafaudages précaires pour des tours !!!!!!!!
    Merci pour cette promenade dans la roche ;-)
    Cath

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