dimanche 31 août 2025

Espagne - Communauté de Valence : Vilafamés - Janvier 2023

 




Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/02/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)




Nous revoici dans les terres et pourtant nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres de la mer tout au plus.

Que sommes-nous venus chercher à Vilafamés ? Tout simplement découvrir l'une des belles villes d'Espagne, son centre historique avec ses ruelles pittoresques, ses maisons de pierre rose.





Nous arrivons en fin de journée et la nuit ne tarde pas à tomber en cette fin janvier. Aussi, nous commençons par nous garer sur un grand parking gratuit, sans services, qui fait le lien entre le centre historique et la partie plus récente du village.


C'était trop tentant, nous allons faire un p'tit tour à la nuit tombée.












Il faut bien un début à tout, mais ce genre de première fois, l'on s'en passerait volontiers.
Eh oui, en 8 ans de camping-car à sillonner les routes de France et d'Espagne, nous ne nous étions jamais faits caillasser. Et là...la tentation du parking désert et en contrebas de la rue ? des jeunes en mal de divertissements ou qui n'aiment tout simplement pas les étrangers ?
Le fait est que nous avons reçu des cailloux pendant plus d'une demi-heure sur le cc, jusqu'à ce que vers 23 heures, excédée, je n'ouvre la porte et leur dise quelques mots en bon français. Bon, je l'avoue, je suis restée relativement polie, je les ai juste traités de petits cons.
Ce devait être des gamins, car cela a eu pour effet de les faire partir comme une nuée de moineaux.
Après ce désagrément qui aurait pu tout de même se solder par un pare-brise en miettes, nous avons passé une nuit fort tranquille.

Au matin, le parking s'est rempli très vite, et c'est sous un soleil radieux que nous partons visiter le centre historique déclaré Bien d'Intérêt Culturel en 2005.


Nous passons devant un très long lavoir avant d'attaquer la montée vers cette ville rose.






L'Hôtel de Ville construit au XVème siècle arbore une façade dans le style Renaissance.





Un mari pas fan d'art contemporain, un petit chien interdit, nous faisons l'impasse sur la visite du musée contemporain.
Mais si un tour au MUSEE vous intéresse, le lien vers le site : https://www.macvac.es/


La porte a disparu mais un panneau matérialise son ancienne position.



"Porte de la Font (XIVe siècle)

A cet endroit se tenait l'une des quatre portes de la muraille qui entourait la ville, permettant l'accès à l'intérieur par le biais de la rampe actuelle de la rue La Font.

Une modification de l'urbanisme a restructuré cette zone au XVIe siècle : on y a construit la nouvelle église de l'Assomption, modifié le tracé des murailles afin de les adapter aux nouvelles techniques guerrières (l'artillerie) ; c'est alors qu'on a construit le grand bastion visible depuis la rue Paseo et qui a pu être découvert lors de fouilles archéologiques récentes.

L'existence de la porte est devenue évidente dans la toponymie et l'urbanisme actuels."





L'emplacement d'une autre porte : La porte nouvelle




Même panneau pour la porte de Onda du XIVème siècle.







Et parmi ce dédale de ruelles, nous arrivons sur une place au fond de laquelle se trouve l'église paroissiale de l'Assomption.



"Eglise de l'Assomption (XVIe siècle)

L'église conçue par Martin Garcia de Mendoza et construite par Juan Palacios dès 1594 est de style Renaissance. Entre 1778 et 1783, on lui a adjointe la chapelle de la Communion et un nouveau presbytère, tandis que le dôme a été reconstruit en 1806.

A l'intérieur, on distingue des éléments baroques et des réminiscences gothiques, tandis qu'au niveau artistique, il convient de souligner le retable principal du début du XVIIe siècle, les fresques de la Chapelle de la Communion et les médaillons de la coupole (J. Oliet), ainsi que son ornementation, son orfèvrerie et ses plinthes en céramique valencienne du XVIIIe siècle."





La porte est fermée mais une visite guidée me permet de voir brièvement l'intérieur, et l'on m'accorde un bref instant pour prendre une photo.



De la place, on aperçoit le cc.



Nous reprenons la montée en direction du château.







Nous passons une énième porte "virtuelle", le Portalet ou petite porte.




"Le Portalet (XIVe siècle)

La construction des murs de la ville a été ordonnée par le maître de Montesa le frère Albert de Tous en 1375. En 1391, parmi les travaux de réparation des murs, un "portalet" est mentionné dans la tour carrée du "conseil" et qui semble correspondre à l'actuelle porte d'accès au site le plus secret de la ville. Par la suite, ce nom apparaît sous le terme de "portalet de la ville close" au XVIIIe siècle: il conserve encore le côté droit et le début du mur.

Les fouilles réalisées en 2011 ont permis de connaître les caractéristiques de la porte, dont la disposition est maintenant signalée sur la chaussée par des pavés noirs."



Nous arrivons enfin au château où il y a quelque effervescence dont nous ne comprenons pas tout de suite la raison jusqu'à ce que nous voyons débouler quelques bouquetins à moins que ce ne soient des chèvres sauvages. Apparemment surpris dans l'enceinte du château, leur frayeur semble proportionnelle à l'excitation des touristes.





L'entrée est libre et gratuite.




"Château de Vilafamés (XIe - XIVe - XIXe siècles)

Bien qu'il y ait des indices d'occupation aux environs depuis 5000 ans (abri du château), son utilisation en tant que tel est d'origine andalouse.

Après s'être rendu à Jaume I d'Aragon entre 1233 et 1235, il passa aux mains de l'Ordre de Santa Maria de Montesa (1317), se transformant en un grand château-palais.

Son aspect actuel date du XIXe siècle pendant les Guerres Carlistes, époque au cours de laquelle a été construite la tour centrale circulaire, l'un des rares exemples d'architecture carliste dans la communauté Valencienne. Le château de Vilafamés est déclaré Bien d'Intérêt Culturel."













En dessous du château, les ruelles étroites, pentues et sinueuses composaient jadis le quartier musulman.




"Eglise du Sang (XIIIe - XVIIe siècles)

Le premier temple de la localité, à l'origine dédié à la Vierge Marie, correspondant au modèle des "églises de la Reconquista" a été construit sur une citerne andalouse qui servait de crypte : certains détails architecturaux et artistiques (comme le retable du XIIIe siècle) sont encore bien préservés.

Au XVIIe siècle, la Confrérie du Sang du Christ a entrepris une rénovation dans le style baroque, mettant l'église à la tendance esthétique du moment.

Le maître-autel (1697) et la chapelle de Sainte Barbe se démarquent à l'intérieur, tout comme les chapelles de Saint Christophe et de Notre-Dame des Douleurs. La chapelle du Sang a été déclarée Bien d'Intérêt Culturel."


Dommage, la chapelle est fermée.





Au fur et à mesure que nous descendons, les rues s'élargissent quelque peu.



Et nous arrivons devant l'ermitage de Saint Raymond, fermé lui aussi.



"Ermitage de Saint Raymond (XVIIIe siècle)

La chapelle qui donne son nom au quartier dans lequel elle se trouve est une simple construction du XVIIIe siècle dont nous ne connaissons pas le nom de l'architecte.

Achevée en 1763, on y trouve maçonnées des pierres de taille en grès aux angles et sur la façade principale qui est couronnée par un pignon où se trouve la cloche. La couverture a été réalisée avec des tuiles espagnoles vernissées de couleur bleu.

A l'intérieur, se trouve le hall avec la sacristie sur le côté droit de l'abside décorés dans le style baroque tardif : pilastres adossés, arcs en plein cintre, corniches, entablements et murs lisses avec des éléments décoratifs en plâtre."






Mais l'élément le plus insolite de Vilafamés est incontestablement l'énorme rocher qui semble en équilibre bien précaire.



"La Grosse Roche (monument naturel)

Il s'agit d'un énorme rocher sédimentaire de couleur rougeâtre connu sous le nom de "rodeno". Bien que sa formation ait eu lieu il y a environ 222 millions d'années (au début de l'ère secondaire), sa forme actuelle date d'environ 30 millions d'années.

Il a un volume de 832 mètres cubes, un poids approximatif de 2.163 tonnes et présente une inclinaison de 34 degrés par rapport à l'horizontale. L'aspect actuel de la zone résulte des actions naturelles et humaines, ayant été utilisée comme carrière pour en extraire des matériaux de construction.

La légende locale raconte que les voisins ont voulu tirer la roche jusqu'à la plane craignant qu'elle ne les tue si elle tombait ; mais un jour, lorsqu'ils ont attaché la corde et ont commencé à tirer, celle-ci a cassé sans bouger la pierre d'un centimètre, les faisant tous tomber au sol et salissant leurs derrières en rouge ; depuis lors, ils sont connus sous le nom de "derrières rouges"."





Dommage, mes photos ne lui rendent pas justice car ce rocher est très impressionnant.

Et en parlant cailloux, nous ne voulons pas être l'objet d'un nouveau caillassage ce soir, aussi nous reprenons la route en vue de découvrir Onda.

A bientôt ! 😉


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