samedi 29 novembre 2025

Espagne - Andalousie : Guadix - Février 2023

 



Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)




Nous arrivons à la nuit à Guadix qui se trouve dans la province de Grenade et prenons place sur un très grand terrain vague où se garent voitures et camping-cars.
Il est tard, 21 heures, les quelques camping-caristes ont tiré les rideaux et il y a un petit vent glacial qui nous incite à mettre rapidement toutes les protections aux baies du cc. Il faut dire que le thermomètre ne dépasse pas 5°C.


Coordonnées GPS de notre parking :


Au matin, il fait toujours frais, le thermomètre affiche 4°8C et bien emmitouflés nous prenons la direction de l'office de tourisme.
Eh bien, ce sera une balade en mode débrouille, l'office de tourisme est exceptionnellement fermé pendant trois jours et d'ici là, nous aurons quitté les lieux.
Un tour sur le web, nous apprend juste que Guadix a un riche patrimoine historique, à nous de le dénicher.

Si vous voulez suivre notre balade de deux jours à Guadix, c'est 👇

Le parking n'est pas très loin du centre historique, sitôt passé le pont d'où nous regardons quelques tags et graffitis et sous lequel coulent quelques filets d'eau, nous nous trouvons quasiment au pied de la cathédrale.



La promenade de l'autre côté du pont est complètement déserte, nous avons beau être en Andalousie, l'air est glacial et personne n'a envie de bâder sur un banc.



La cathédrale, énorme ensemble surmonté d'un clocher imposant se dresse juste au-dessus.


Espérons en trouver d'autres, mais ce panneau va certainement nous fournir quelques éclaircissements sur cet édifice.




"CATHEDRALE

Les travaux de construction ont commencé au XVIe siècle et se sont poursuivis de manière intermittente jusqu'au XVIIIe siècle. Tous les principaux styles architecturaux de l'époque moderne : gothique, Renaissance, baroque et néoclassique sont représentés. Les fondations ont été posées sur le site de ce qui avait été l'ancienne grande mosquée de la ville à laquelle a été ajoutée, entre 1510 et 1521, une première partie gothique, peu après agrandie avec une autre de même style. En 1549, Diego Siloé a commencé un nouveau projet Renaissance pour l'abside. C'est à ce moment qu'apparaissent les murs périmétriques de l'abside. le corps inférieur de la tour et la chapelle ronde de Saint Torcuato. Après une longue interruption, la sacristie et la tour ont été achevées, le clocher portant la date de 1710. La majeure partie de la structure de la cathédrale et son apparence extérieure datent du XVIIIe siècle, période au cours de laquelle, à partir de 1713 et sur les plans de Blas Antonio Delgado et Urtado Izquierdo, les architectes de Vicente Acero, Gaspar Cayón et Fernández Pachote, en y apportant leurs propres interventions ont réalisé un travail admirable d'intégration et d'harmonisation des éléments antérieurs avec les structures les plus récentes. Les structures élevées au XVIe siècle ont conditionné certains travaux ultérieurs, tels que les voûtes gothiques et l'agencement original des colonnes dans la nef et les bas-côtés, avec des chapiteaux corinthiens et doriques à la fois. Les ajouts baroques à l'intérieur comprenaient la magnifique chapelle principale et le dôme, tandis qu'à l'extérieur, la porte de Saint-Jacques et, surtout, la façade principale sont particulièrement intéressantes en raison de la disposition originale des contreforts inclinés et de la décoration imaginative qui en font un écran architectural d'une grande expressivité plastique. Parmi le mobilier liturgique, les ambons et les stalles du choeur sont remarquables, mettant en évidence la participation de Torcuato Ruiz del Peral, ainsi qu'un ensemble abondant de retables, peintures et sculptures, toutes des oeuvres baroques du XVIIIe siècle ; le rétro-choeur et le tabernacle sont néoclassiques, conçus par Domngo Lois. Le Musée moderne de la Cathédrale contient une sélection de pièces y compris une magnifique collection d'objets en or et en argent."


Nous commençons par faire le tour de cet édifice qui présente quelque soit le côté de jolies façades même si la façade principale est beaucoup plus ouvragée.



















Nous avons visité la cathédrale à tour de rôle, histoire de rester avec Guess bien au chaud dans le cc.
Je tiens un journal lors de nos voyages, concernant la cathédrale, voici textuellement ce que j'ai noté :

"Elle est spéciale ! Une enfilade de pièces et recoins imprévus. Dans la tour déjà, se trouve la première surprise : l'appartement du sonneur de cloches et de sa famille. Cet appartement occupe un étage de la tour et comporte au moins 6 pièces. Il fallait avoir de bonnes jambes pour grimper jusque-là ! A l'étage supérieur, les cloches, énormes, sont disposées de chaque côté de la tour, deux par deux. Bien entendu, comme partout, elles ont chacune un nom. Je ne suis pas restée très longtemps là-haut car il y avait un vent du diable, tant de vent que je ne me suis même pas hasardée à faire le tour du balcon, j'avais déjà bien du mal à garder mon équilibre au milieu de ce niveau.
On pénètre dans la cathédrale par la pièce où l'on prend les tickets (10 ou 9 € selon les catégories pour la visite "Premium" qui comprend la visite de la tour, de la cathédrale et de la Caridad. De cette pièce, il faut monter jusqu'au 2ème étage par l'ascenseur. De là, on arrive au musée de la cathédrale puis enfin dans la cathédrale. Elle est très grande, très belle, dommage trop peu éclairée. Il faut dire qu'il n'y a pas tant de vitraux que ça. Les chapelles sont très sombres et les retables sont si peu visibles qu'ils ne sont pas mis en valeur. Par contre, les stalles sont bien éclairées et magnifiques. Dans un style différent, mais elles me font penser à celles de la cathédrale d'Auch. Elles occupent au moins le quart de la nef. Le musée de la cathédrale abrite des toiles, des croix, des calices et des vêtements liturgiques."


Bien entendu, j'espère rédiger un article si j'obtiens l'autorisation de l'organisme concerné.

Au pied de la cathédrale, s'étalent les vestiges du théâtre romain de Guadix.



La tour El Ferro faisait partie des remparts de la Médina au Moyen-âge.








"PALAIS DE VILLALEGRE

Cette maison monumentale, imposante, appartenait à l 'une des familles les plus illustres de Guadix apparues après la capture de la ville aux Maures. Elle fut ensuite unie à la famille Minchaca. Son emplacement abritait autrefois un ancien palais nasride, le bâtiment actuel étant construit au cours du XVIe siècle. Sa fonction monumentale principale se manifeste dans son imposante façade, entièrement en briques sur une base en pierre de taille. Elle est flanquée de deux grandes tours, typiques de l'architecture de Guadix, avec des piliers octogonaux et les arcs en plein cintre avec leurs encadrements et supports caractéristiques de style alfiz ; les jarres en céramique dans lesquelles sont incrustées les croix sont également un témoignage des anciennes traditions. Les murs des trois autres façades sont des structures plus typiques de pans de briques enduits. La porte à linteau plat et les énormes blasons, ainsi que le balcon, sculptés dans la pierre, confèrent au palais un incontestable  air de dignité seigneuriale ; le linteau porte la date de 1592. L'intérieur est articulé autour d'une cour aux fines colonnes de marbre, qui soutiennent une double galerie d'arches en briques et dont les chapiteaux arborent des blasons héraldiques. Parmi ces arcades, celles opposées à l'entrée et sur le côté droit ont été construites récemment. Ses chambres et l'escalier possèdent de beaux plafonds finement sculptés et à caissons à l'étage supérieur, le cadre du plafond au-dessus de l'escalier se distinguant particulièrement."


Le palais de Villalègre que nous ne faisons que dépasser :



Nous longeons apparemment un couvent.



Nous passons sous un porche...


...et nous retrouvons devant une très belle place à arcades.




"Cette place est l'une des créations urbaines les plus réussies du vieux Guadix, bien que l'apparence uniforme qu'elle affiche aujourd'hui, entièrement entourée de portiques, soit le résultat d'un plan du milieu du XIXe siècle visant à remodeler le site pour lui donner un air plus ancien. Pendant la période mauresque, la zone aurait été remplie d'étals commerciaux, d'ateliers et de bâtiments de stockage, près de ce qui est connu sous le nom de Puerta Alta De Baeza, l'une des portes les plus importantes de la ville. Au nord et à l'est, il y avait une enceinte médiévale, dont des vestiges ont récemment réapparu, ainsi que d'autres d'origine romaine.  La zone présente clairement un intérêt historique considérable. Au XVIe siècle, l'espace est devenu un point central pour la politique et les festivités, semblable aux Plazas Mayores de Castille, et de nombreux bâtiments y ont été érigés ou à proximité : l'Hôtel de Ville, la prison, la Corregidoria (résidence du Corregidor, représentant du monarque), des boucheries, un abattoir, un marché aux poissons, une bourse au blé, diverses boutiques et entreprises, ainsi que les stocks pour les peines publiques. Bien que les premières boutiques aient eu des piliers devant elles, l'apparence monumentale a commencé à se concrétiser sous le règne de Charles V. C'est alors que certaines des arches qui se trouvent actuellement du côté nord de la place ont été construites. Elles portent les élégants blasons correspondant à l'Empereur Charles et aux armoiries des Rois Catholiques. Ceux-ci, qui coïncident avec ceux de la ville de Guadix, ont ensuite été copiés sur les arches modernes. La mairie expose actuellement la rangée de balcons reconstruite qui, jusqu'aux années 1940, se trouvait en face dans le cadre de la Corregidoria, avec les blasons correspondant au Roi, à Guadix et au Corregidor. Elle porte également une inscription institutionnelle datant de 1606."












Effectivement, c'est une belle place. Nous repassons devant la cathédrale en empruntant un escalier doté d'une jolie mosaïque.
De nombreux escaliers sont pavés de petits cailloux, les pavages représentant des frises à motifs en général floraux ou géométriques. Sinon, quasiment toutes les rues du centre ancien sont pavées.



Nous trouvons l'église Santa Maria de las Lágrimas ouverte malgré l'énorme échafaudage qui couvre sa façade.












Comme à Baeza, la neige n'est pas loin, peut-être même un peu plus proche. La Sierra Nevada ?


Nous allons vers le haut de la ville pour rejoindre l'Alcazaba.
Voici ce qu'en dit le site de la mairie de Guadix : Alcazaba de Guadix - Ayuntamiento de Guadix


"En remontant dans le temps, un témoin éminent du passé islamique médiéval de la ville, se dressant au point culminant de la ville, est l'impressionnante masse rougeâtre de la forteresse de l'Alcazaba. Malgré les vicissitudes de l'histoire, elle conserve encore ses murs et la silhouette de sa tour de guet qui, dans le passé, servait de défense à cette ville. C'est un excellent point de vue qui s'élève dans le centre historique de Guadix. Construit au Xe siècle de l'ère califale, une époque de splendeur et de richesse dans cette partie d'Al-Andalus, comme on appelait l'ancienne Andalousie. Bien que les recherches archéologiques n'en soient qu'à leurs débuts, les vestiges les plus anciens identifiés à ce jour sont une porte et une tour du bas du site (coin sud-ouest) datant du 11ème siècle.
Déclaré monument artistique national en 1931. Les meilleures vues de la citadelle peuvent être vues depuis les grottes."






Tout ça pour trouver porte close !


Nous nous contentons de prendre une photo à travers le portail et de longer une partie de la muraille.



Nous poursuivons notre ascension, cette fois nous allons voir le quartier des grottes, les "cuevas", lieu incontournable et emblématique de Guadix qui a la plus grande concentration d'habitations troglodytes en Europe.
Imaginez quelques 2000 maisons troglodytes qui toutes ont une température constante à un ou deux degrés près de 20°C et ceci quelque soit la saison.


Nous commençons à voir les premières cheminées du quartier des grottes.






La tour de la cathédrale se détache largement dans le paysage.





D'ici, nous avons une très jolie vue de l'Alcazaba.





Nous contournons une église insolite qui épouse le dénivelé, dommage, elle est fermée.




"Elle se trouve nichée dans l'un des quartiers à tradition historique de Guadix, qui fut d'abord chrétien, puis mozarabe et plus tard islamique. Après la conquête, une chapelle fut créée, qui devint finalement une paroisse, englobant à la fois la zone urbaine et une partie du quartier des grottes situé à ses alentours. Le temple actuel a été construit au milieu du XVIe siècle par le maçon Ambrosio de Villegas et le charpentier Felipe Sánchez. Par la suite, il a été agrandi avec des chapelles latérales et complété par la façade principale. C'est la plus modeste des églises mudéjares de Guadix, mais elle se distingue par son emplacement, désormais mis en valeur par la présence du mirador voisin. La structure présente la caractéristique des caissons et des bandes de briques, avec des toitures en bois dans la nef, la chapelle principale et le clocher de la tour, toutes décorées de simples laçures. Dans les chapelles latérales se conservent des restes de peintures du XVIIIème siècle, de caractère populaire. Ayant perdu sa fonction paroissiale depuis longtemps, elle a été récemment restaurée. La monumentale porte latérale est du début du style baroque et est entièrement en pierre de taille. Une inscription sur ? la date de 1621. Une autre, sur la corniche, fait référence à Sainte Marie-Madeleine : "ECCE MULIER QUA ERA IN CIVITATE PECCATORUM, LUC". Le blason est celui de l'évêque Plácido Tosantos, nom du prélat au moment de sa réalisation. Les portails possèdent de belles ferrures de la même époque."









Avec un peu d'imagination, et beaucoup plus de verdure, nous pourrions presque nous imaginer marcher parmi les maisons des hobbits du Seigneur des Anneaux.











Il est trop tard pour visiter le musée des grottes, le "Centro de Interpretación Cuevas de Guadix", aussi après avoir fait un tour dans ce quartier vraiment particulier, nous reprenons la direction du centre-ville.

Des signes religieux, contre les murs sous forme de carreaux de faïence...


...ou de petites chapelles dans des niches.






"PORTE DE SAN TORCUATO
Pendant la période islamique, il y avait une autre porte à cet endroit. Elle était connue sous le nom de Bib-Bazamarin ou Deuxième Porte de Baza car elle se situait à la sortie du quartier arabe sur la route menant à la ville voisine. La porte que nous voyons aujourd'hui, érigée au XVIe siècle, était plus politique et décorative que militaire, bien qu'elle reste une entrée pouvant se fermer avec des portes, comme en témoigne le fait qu'il y ait des trous de charnière sur la partie supérieure de la porte intérieure. Au cours des siècles suivants, la porte a subi plusieurs restaurations et a récemment été rénovée une fois de plus. Son emplacement et son design suggèrent qu'elle a été construite pour l'ostentation publique et des fins religieuses, puisqu'elle abrite une petite chapelle, inaugurée en 1593, qui nous rappelle que lorsque les restes du Saint Evangéliste sont arrivés à Guadix, ils sont entrés dans la ville par cette porte et c'est à ce moment-là qu'elle a reçu son nom actuel. L'extérieur de la porte est constitué d'un mur en brique enduit de plâtre avec une arche ronde jouxtant un petit passage, l'un de ses côtés contenant la porte de la chapelle. Sur la façade se trouvent trois armoiries représentant l'Empereur Charles V, la ville elle-même et le gouverneur Pedro Chacón. Sous cette dernière, il y a une plaque commémorant la date de construction originale, 1553. Au-dessus du petit dôle couvrant le passage se trouve une autre plaque faisant allusion à sa reconstruction en 1741 et une peinture seulement partiellement discernable, qui se réfère à une restauration ultérieure effectuée entre 1880 et 1890. Le balcon de la façade intérieure était utilisé à des moments précis pour la célébration de la messe publique et, à de telles occasions, ses volets étaient ouverts, formant une sorte de niche urbaine."


La porte de San Torcuato :


Le marché ?




Si en Catalogne, on voit de nombreux petits kiosques dans les villes destinés à la vente de tickets de la loterie nationale, ici, ce sont les vendeurs qui se déplacent dans les rues, astucieusement appareillés. En effet, ils ont un kit vert qui leur permet d'encaisser, de s'asseoir, de ranger, bref de vendre les tickets tout en étant mobiles et en se déplaçant aisément.



Nous n'avons certainement pas tout vu, Guadix est une grande ville mais nous avons essayé de voir au moins ses monuments les plus emblématiques. Sinon, j'ai visité la Caridad qui est en fait l'ancien hôpital, pour laquelle j'espère obtenir l'autorisation de faire un article. La visite se limite au premier niveau : y figure la cour bordée d'arcades, deux salles, une qui rappelle l'histoire de l'hôpital, l'autre où sont disposés les lits, la salle d'opérations, les urgences, la pharmacie et la chapelle. Le plus surprenant est qu'au bout d'une aile de la cour, un escalier débouche dans une église.

Nous avons consacré deux jours pleins à découvrir Guadix et sur les trois nuits, nous avons juste été ennuyés la première nuit, quand durant une dizaine de minutes, un individu est venu faire des dérapages avec son véhicule près des camping-cars.

Nous quittons Guadix de bonne heure et à la fraîche, il fait à peine 0°2C. C'est parti pour une centaine de kilomètres jusqu'au désert des Tabernas.

A bientôt ! 😉


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