Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)
Lundi 20 février 2023, forcés de quitter Nerja beaucoup plus vite que prévu, nous rejoignons notre prochaine étape, Frigiliana mais restons dans la province de Málaga.
Nous n'avons apparemment pas d'autre choix que de nous garer le long de la route à l'entrée du village. Stationnés dans la pente, nous savons déjà que nous ne resterons pas là pour la nuit. Contrairement à Nerja, ici, la configuration des lieux semble se prêter difficilement à la construction d'un grand parking.
Frigiliana, village blanc andalou fait aussi partie des "Plus beaux villages d'Espagne".
Vous voulez découvrir son centre historique avec nous ? C'est 👇
La blancheur des maisons contraste avec le bleu du ciel et avec les montagnes alentours qui descendent doucement jusqu'à la mer.
Des panneaux, tous réalisés en mosaïque indiquent outre les sites principaux, les nombreux restaurants du village.
Allez, je me lance :
"FrigilianaFrigiliana, nichée dans la zone la plus orientale de la province de Málaga, au coeur du Parc naturel des Sierras de Tejeda, Almijara et Alhama, a été habitée depuis des temps reculés par l'homme, comme en témoignent les sites découverts datant de la période néolithique dans le lieu connu sous le nom de "Cerrillo de las Sombras". De même, la présence phénicienne et romaine est également constatée grâce aux vestiges trouvés aux alentours du centre-ville. Cependant, c'est à partir du VIIIe siècle, avec l'arrivée des musulmans sur la péninsule, que Frigiliana acquiert une importance particulière dans la région de l'Axarquía, atteignant un développement urbain et économique notable et devenant l'un de ses principaux centres habités ainsi que le théâtre d'un épisode aussi significatif que la révolte des Morisques de 1569, provoquée par les interdictions imposées par les nouveaux régents chrétiens, et qui entraîna l'expulsion des Morisques et, par conséquent, le dépeuplement et le déclin de la petite ville de Frigiliana, en partie atténué par l'arrivée de chrétiens venus d'autres régions. Encore aujourd'hui, il se maintient, comme un héritage de nos ancêtres musulmans, un quartier Mudéjar, classé Bien d'Intérêt Culturel, représentant un ensemble monumental que certains auteurs ont qualifié de structure architecturale populaire d'origine arable la plus pure existant dans la province de Málaga, lequel avec la conscience de conservation de nos habitants, a permis que Frigiliana soit récompensée par le Premier Prix National d'Embellissement des Villages d'Espagne (1982), par le Premier Prix du Concours d'Amélioration et d'Embellissement des Villages d'Andalousie (1988) et par le Premier Prix d'Embellissement des Villages de la Province (1967).C'est dans ce quartier mudéjar que se trouvent les monuments les plus emblématiques de la cité, tels que les vestiges du Château de Lizar, la Vieille Fontaine, l'Ermitage de l'Ecce Homo, l'Eglise Saint-Antoine, le Palais des Comtes de Frigiliana, populairement connu sous le nom de l'Ingéniosité, et la Maison del Apero. Un quartier qui chaque mois d'août voyage dans le temps, dans les siècles passés et accueille le Festival des Trois Cultures, comme symbole de l'esprit de coexistence qui existait autrefois sur ces terres et qui trouve son expression graphique dans la sculpture créée à cet effet et intitulée "Trois Cultures, deux sculpteurs et un seul Dieu"."
Première attraction touristique, une petite construction, un mini théâtre à vrai dire, présente deux scènes, un Maure et son perroquet, deux Espagnoles. Il suffit d'insérer une pièce pour que tout ce petit monde parle et s'anime.
Nous quittons cet endroit assez animé pour nous engouffrer dans le coeur du centre historique. A nous, les ruelles pentues, étroites et tortueuses !
Les jolies maquettes exposées dans l'Office de Tourisme :
Une haie nous offre une profusion de fleurs que je ne connais pas.
Comme dans bien d'autres endroits en Espagne, nous retrouvons les bouteilles d'eau sur les pas de portes, censées dissuader nos amis canins et félins de se soulager.
Sur le mur de la Maison Seigneuriale des Comtes, quelques jolies mosaïques racontent des bouts d'histoire :
"La culture de la vigne a commencé en Asie Mineure, où de nombreux botanistes situent le berceau de la "vitis vinifera". Probablement avant 600 av. J.-C., les Phéniciens ont apporté des variétés de vin en Grèce, à Rome et dans le bassin méditerranéen occidental. Dans la Málaga musulmane et l'Axarquía, les vignobles étaient très bien cultivés. Le roi de Málaga, Idriss II, en 1050, prenait plaisir à boire ce vin du cru très doux, le Xarab-al-Malaqui. Selon Medina Conde, le vin tendre de Málaga était très semblable à celui que Pline appelait Diachyton, qui se faisait à partir de raisins séchés au soleil pendant sept jours et écrasés au mortier. Les vins de Málaga ont été célèbres pour leur qualité particulière au XVIIIe siècle, ils étaient exportés vers l'Angleterre, au Nord et à l'Est de l'Europe ainsi qu'en Amérique.""Le raisin muscat de Málaga est le plus célèbre des raisins séchés au soleil dans le monde grâce à sa grande taille ovale et à sa saveur exquise très sucrée. Il est cultivé dans l'Axarquía, où le soin apporté à sa production et à sa présentation est très important. Traditionnellement, le raisin sec le plus sélectionné était présenté en grappes classées de première catégorie - qualité impériale - ou de deuxième catégorie - qualité royale. Le raisin sec détaché était classé en sept catégories : revu, demi-revu, soigné, courant, fin, débris et ?. Du XVIIIe siècle jusqu'au premier tiers du XXe siècle, la production de raisins secs fut un pilier fondamental de l'économie de Málaga. La vente de raisins employait des milliers d'hommes et de femmes dans le délicat travail de manipulation du fruit, qui était exporté presque entièrement vers les pays européens et en Amérique.""La canne à sucre venue du sud-est de l'Asie, était utilisée dans l'alimentation vers 3000 av. J.-C.. Dioscoride, médecin et naturaliste grec au 1er siècle, parlait d'une sorte de miel appelé saccharo, que l'on trouvait en Inde et en Arabie, coagulé sur les cannes comme du sel. Les Arabes ont étendu la culture de la canne dans tout le bassin méditerranéen. Déjà, au Xe siècle, on la cultivait dans la plaine de Vélez, mais on n'utilisait que son jus, que l'on suçait directement. A cette époque, le sucre était un produit utilisé uniquement à des fins médicinales. Au XVIIe siècle, Don Iñigo Manrique de Lara, cinquième seigneur et premier comte de Frigiliana, "planta des cannes et établi un moulin à sucre". Depuis lors, cette activité a été maintenue, et aujourd'hui l'Ingénio de Frigiliana est la seule usine de miel qui produit dans toute l'Europe.""La forme cultivée de l'olivier (Olea Europaea saliva) a probablement été apportée de la Méditerranée orientale par les Phéniciens ou les Grecs, et elle a pris racine sur ces terres déjà couvertes de forêts de lentisques. Au 1er siècle, Columelle parlait des greffes d'oliviers sur lentisques, qui étaient une pratique courante. Entre les 2ème et 3ème siècles, l'huile de Bétique a acquis une telle réputation que presque toute la récolte était exportée à Rome, la capitale de l'Empire. En plus des usages culinaires, l'huile était utilisée pour l'éclairage, pour fabriquer du savon et comme médicament. Aujourd'hui, ses bienfaits pour prévenir les maladies cardiovasculaires sont très reconnues. L'olivier, arbre longévif, emblème de la Méditerranée, est devenu un symbole de l'immortalité, de la réconciliation et de la paix."
"Maison seigneuriale des Comtes(El Ingenio)XVIe siècleBâtiment construit à la fin du XVIe siècle par la famille Manrique de Lara, seigneurs de Frigiliana depuis 1508. Il est de style Renaissance et occupe une surface de 2000 m². Sa façade est remarquable avec ses entrées en pierre de taille provenant ainsi que d'autres matériaux du château arabe détruit, ainsi qu'avec ses balcons, ses grilles, ses cadrans solaires, de même que pour les beaux sgraffites de sa paroi et de deux ? consacrées à Saint Raymond et à la Vierge du Carmel. A l'intérieur, on peut observer ses anciennes salles, la chapelle, les escaliers, les plafonds, les galeries, les portes et les ferronneries tels qu'ils étaient il y a plus de quatre cents ans. Actuellement, l'édifice abrite la seule usine de miel de canne à sucre existante en Europe."
La maison seigneuriale des Comtes :
"Les greniers royauxAnnée 1767Ancien silo construit en 1767 où l'on stockait l'excédent de grain lors des années de bonne récolte pour le distribuer lors des mauvaises périodes. Bien que le Pósito soit mentionné à partir de 1749, il est fort probable qu'il ait été établi en 1640, année où Frigiliana est devenue une ville indépendante.Actuellement, il s'agit d'un espace privé occupé par des habitations, ne conservant de sa structure ancienne que les arcades en brique de sa façade principale et ses caves."
Sitôt les greniers royaux dépassés, nous reprenons la montée en direction du château.
La Rue Royale, rue particulièrement commerçante de Frigiliana, héberge de nombreux restaurants et boutiques.
"La chaîne de Bentomiz se situe dans les environs de la ville de Vélez. Toute cette terre est fertile, parsemée de nombreux bois, abondante en eaux froides et saines qui dévalent entre les rochers. D'une très grande pureté, ce qui la rend extrêmement agréable, elle produit des hommes vifs, robustes et d'un courage si grand que, autrefois, les rois Maures les considéraient comme les plus courageux, les plus audacieux et les plus efficaces du royaume de Grenade. Elle comptait vingt-deux lieux peuplés de gens fortunés, parmi lesquels Frigiliana.
Mármol Carvaja "Rébellion et Châtiment" Livre Sixième Chap. XV Málaga, 1600"
Le village s'inscrit jusque sur les plaques au sol où la maison seigneuriale est en bonne place.
Encore un morceau de littérature :
"Ces gens se maintenaient dans ces lieux faisant leurs métiers, se mariaient, cultivaient la terre, menaient une vie tranquille. Puis vinrent des offensives contre leur loi, contre leurs habitations et contre leur manière de vivre car l'Inquisition commença à les pressurer plus que d'ordinaire. Le Roi leur ordonna d'abandonner la langue mauresque, leurs vêtements maures, il circula des rumeurs selon lesquelles on leur prenait les enfants pour les emmener en Castille, on leur interdit les bains, la musique, les chants, les fêtes, les mariages et toutes sortes de réunions de loisirs. Tout n'était que confusion, méfiance, crainte.Hurtado de Mendoza. "Guerre de Grenade" Livre Premier Lisbonne 1627"
Je ne suis pas certaine d'avoir réalisé une traduction au top, de n'avoir pas fait de contresens, j'espère que l'idée générale est bonne.
" Rocher de la SabinaCe rocher historique, appelé de LA SABINA s'est déplacé de sa base le 27 janvier 1936 à cause des pluies persistantes, provoquant l'alarme dans le voisinage. Il a été fixé à la roche mère avec de puissants câbles en acier."
"Des forces navales sous les ordres de don Luis de Requesens, de don Alvaro de Bazán et de don Sancho de Leiva ont participé à l'entreprise. Cette armada contribua efficacement au succès complet de l'expédition, en coopérant à des opérations aussi brillantes que celle du Rocher de Frigiliana, position considérée comme imprenable, que Requesens attaqua à la tête de 6000 hommes, parmi lesquels se trouvaient 800 marins."
A l'angle d'une ruelle, dans la même veine que le kiosque vu en bas du village, une maison présente trois scènes.
Au sommet du village, nous empruntons le sentier qui mène au château.
A défaut de voir le château, nous avons des bribes d'histoire.
" LA PRESENCE ARABEEn 711, avec le débarquement du capitaine berbère Tarik à Gibraltar, la conquête musulmane de la Péninsule commença, plaçant toute cette région sous le pouvoir de l'islam. Les Arabes ont transformé l'agriculture en construisant une partie du système hydraulique composé de canaux et de bassins qui subsistent encore, ils ont introduit de nouvelles cultures comme la canne à sucre et une variété de cultures maraîchères.A la fin du IXe siècle, le château arabe fut érigé, il occupait une superficie d'environ quatre mille mètres carrés. Il disposait d'eau provenant du canal qui arrivait via un petit aqueduc construit auparavant pour le service militaire de la forteresse.Cette importante défense a été détruite par les armées chrétiennes en 1569, après sa reddition aux troupes de Luis de Requesens, lors de l'une des dernières actions contre la rébellion morisque, puisque s'y étaient concentrés les fuyards de l'Alpujarra et de la région de Vélez, ce fut la bataille connue sous le nom de "Bataille du Rocher de Frigiliana".Les morisques envoyés en Estrémadure, à Zamora, etc., Frigiliana a été repeuplée principalement par de vieux chrétiens venus de Grenade et de Valence. Il ne reste du château que quelques vestiges des fondations et une partie de la rampe d'accès. Au milieu des années 60, douze panneaux en céramique ont été installés sur les murs du quartier mauresque, racontant le soulèvement des musulmans et la bataille du Rocher de Frigiliana.Du point de vue économique, la conséquence immédiate de la présence musulmane sur la vie des habitants de ce territoire a été la transformation de l'agriculture avec l'introduction de l'irrigation en construisant une partie du système hydraulique tels des aqueducs qui, en plus de desservir la forteresse, irriguaient les pentes avec le même procédé qui existe encore de nos jours."
Du château, il ne reste quasiment rien, mais nous profitons d'une magnifique vue tant sur les montagnes que sur la mer.
"Il y eut certaines Maures qui combattirent comme de vaillants hommes, aidant leurs maris, frères et fils, et quand elles virent le fort perdu, elles se précipitèrent des rochers les plus abrupts, préférant mourir déchiquetées plutôt que de tomber entre les mains des Chrétiens. D'autres ne manquèrent pas de courage chargeant leurs enfants sur leurs épaules, sautant comme des chèvres de roche en roche.Mármol Carvajal. "Rébellion et châtiment" Livre Sixième, Chap. XXIV. Málaga, 1600"
Quoi de mieux que de si jolies ruelles pour réaliser des photos de mariage !
Nous arrivons sur une petite place que l'église de Saint Antoine de Padoue se partage avec un restaurant et quelques bancs.
"Eglise de Saint Antoine1676Comme c'est indiqué sur sa façade, sa construction s'est achevée en 1676 et a été dirigée par le maître d'œuvre D. Bernardo de Goday. D'une superficie de 620 m², elle a été érigée sur une ancienne mosquée, tous les frais étant à la charge des Manrique de Lara.Elle est de style presque entièrement Renaissance et présente un plan en croix latine divisé en trois nefs séparées par des arcs en plein cintre reposant sur des pilastres rectangulaires. La nef centrale est couverte par un magnifique plafond mudéjar composé d'une charpente en bois et de tirants en écharpe, tadis que les nefs latérales sont couvertes de corniches en saillie.Le crucifix est couvert par une voûte semi-sphérique sur pendentifs et anneau dentelé, terminée par une lanterne, les transepts et le choeur sont couverts de voûtes en berceau avec des lunettes.Au-dessus du porche d'entrée se trouve le choeur qui présente une corniche mixtiligne de style rococo, qui soutient la balustrade en bois du même style.Récemment, lors de la restauration de la toiture, des fresques ont été découvertes sur le parement de l'un de ses arcs. Elles pourraient dater du XVIIe siècle ou plutôt du XVIIIe siècle, bien que, au-delà de cette date, leur intérêt artistique soit indiscutable."
Comme bien souvent en Espagne, les statues représentant la Vierge sont non seulement richement vêtues mais ont en plus un visage extrêmement expressif.
"Un silence angoissant s'installa sur le hameau de Frigiliana. Là restaient la montagne abandonnée, les morts, la voix vive de Martin Alguacil : "Si en défendant notre liberté, nous devions mourir en combattant, la mère terre recevra ce qu'elle a produit ; et à celui à qui il manquerait une sépulture pour l'abriter, il ne manquera pas de ciel pour le couvrir. Que Dieu ne veuille pas qu'on dise que les hommes de Bentomiz n'ont pas osé mourir pour leur patrie."
"Ayant pris et pillé le fort, ils firent des captifs - plus de trois mille âmes".Mármol Carvajal, "Rébellion et Châtiment". Livre Sixième, Chap. XXIV, Málaga, 1600.A l'intérieur du fort, cinq cents hommes ont perdu la vie, la plupart des anciens ; près de mille trois cents femmes et enfants. Plus de six cents chrétiens ont été blessés, et plus de trois cents soldats sont morts au combat.Hurtado de Mendoza "Guerre de Grenade". Livre Troisième, Lisbonne, 1627.Le sac fut grand et de nombreuses femmes maures et de garçons furent pris comme esclaves, bien que cela se soit fait au prix du sang chrétien.Pérez de Hita. "Guerres Civiles de Grenade". Deuxième partie. Cap. XIV. Madrid 1631."
"La Vieille Fontaine1640Construite en 1640 par D. Iñigo Manrique de Lara, cinquième Seigneur de Frigiliana et premier Comte une fois le titre de la ville obtenu la même année. Il y plaça son blason et, depuis sa construction, elle fut appelée Fontaine Nouvelle. Elle a été conçue pour approvisionner la population en eau et pour abreuver le bétail, ce qui explique l'usure curieuse qu'elle présente actuellement."
La Vieille Fontaine :
D'autres céramiques :
Sur la partie basse du village, nous découvrons le jardin botanique de Santa Fiora.
Et pour les amateurs de randonnées, un panneau propose celle du Grand Sentier de Málaga, l'étape 6 ; Frigiliana-Competa. Soit 24.7 km pour une durée estimée de 8h15mn.
De retour au cc, nous ne sommes pas vraiment surpris par les températures affichées par notre station météo en ce 20 février car nous avons été la plupart du temps en tee-shirt.
Finalement cette journée qui avait bien mal commencé s'est poursuivie de la meilleure des façons. Nous avons très vite oublié notre déception de n'avoir pu visiter Nerja devant ce très beau village blanc andalou. Certes, nous avons dû oublier quelques ruelles mais nous nous sommes pas mal promenés dans ce dédale de passages, d'escaliers.
Balade fatigante certes, mais un vrai régal et un dépaysement total !
Un seul bémol, eh oui, il fallait bien en trouver un, la beauté attire et nous y avons trouvé énormément de touristes.
Comme je l'ai mentionné au début, notre stationnement n'est pas des meilleurs, aussi nous reprenons la route, direction Grenade.
A bientôt ! 😉
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