Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)
Pour ce troisième jour de visite, nous voici de retour au centre de Grenade que nous retrouvons telle que nous l'avons quittée hier soir. Oui, mais ce matin, le vendeur de billets de loterie a déjà déplié son matériel.
Au menu du jour : découvrir les quartiers de l'Albayzin et du Sacromonte, qui tous deux se distinguent par des ruelles, des placettes et des maisons blanchies à la chaux.
Le quartier de l'Albayzin (qui s'écrit aussi Albaicin) est le plus ancien de Grenade. Construit sur une colline, s'y dressait jadis la première citadelle "l'Alcazaba Cadima". Il offre une vue imprenable sur l'Alhambra.
Quant au quartier du Sacromonte, lui aussi construit sur une colline, ses nombreuses grottes sont autant d'habitations troglodytes. Il est connu pour être l'habitat traditionnel des gitans.
Voilà quelques kilomètres à pied en prévision...
Pour commencer, nous reprenons la même direction qu'hier et longeons la rivière Darro bordée d'élégants édifices.
"MAISON DES PISAEpoque Moderne : 1494Epoque Contemporaine : 1927Styles : Mudéjar, RenaissanceElle appartenait à Juan Rodríguez de Pisa, conseiller de la ville. Sa façade aux réminiscences gothiques (linteau), décorée avec les blasons héraldiques de la famille, cache une cour avec des colonnes en marbre blanc de style toscan. Le plus remarquable de tout l'ensemble architectural sont ses toits mudéjars. Elle a accueilli Saint Jean de Dieu dans ses derniers jours, il y est mort le 8 mars 1550. Une fois, la famille éteinte à la fin du XIXe siècle, la maison a été acquise par l'Ordre de Saint Jean de Dieu, ce qui a motivé une série de réformes structurelles culminant avec l'installation des archives-musée de l'installation."
La maison des Pisa :
La maison des Pisa se trouve en bout de la Place Nouvelle (Plaza Nueva en espagnol) ensuite la rue devient bien plus étroite avec d'un côté quelques belles bâtisses dont des palais et de l'autre la rivière Darro.
La maison familiale de Maria Pineda avec sa façade étroite. Maria Pineda, héroïne de Grenade est exécutée en 1831 pour avoir défendu les principes républicains. Ses cendres se trouvent dans la crypte de la cathédrale. L'entrée principale du Parlement Européen porte son nom.
"PALAIS DES CARVAJAL/MAISON DES COMTES D'ARCO/CENTRE DE DOCUMENTATION MUSICALE D'ANDALOUSIEEpoque Moderne : Fin du XVIe siècleStyle : ManiérismeCe palais appartenait à M. Francisco Carvajal y Manrique Salazary Luna, le premier Comte de Torrejon et maire de Grenade en 1586. La façade est décorée de peintures qui imitent une structure en briques et comporte une grande variété d'ouvertures, poursuivant le style établi avec la Chancellerie Royale. La cour, située au niveau du premier étage en raison des caractéristiques du terrain possède un porche composé de colonnes toscanes et d'arcs carpanés. Il faut souligner le magnifique pilier qui y est attaché ainsi que son escalier. Il a été acheté par l'Etat espagnol pour servir de siège à la Faculté des Arts et il a abrité la Commission Provinciale des Monuments jusqu'à sa disparition."
A noter, tout mot surligné est un mot que je n'ai pas su traduire ou pour lequel je ne suis pas du tout sûre de la traduction.
Le Palais des Carvajal :
"PORTE DE LOS TABLEROSMoyen-Âge : XIe siècleStyle : ZiriCette porte et ce pont à usage militaire, servaient à relier les deux installations d'approvisionnement en eau (corachas) situées dans l'Alcazaba Qadima ou Vieille de l'Albayzin et l'Alcazaba Yidida ou Nouvelle de l'Alhambra. Au moment de sa construction, une grille disposée sur le cours de la rivière permettait le passage de l'eau mais pas des intrus. De nos jours, il ne reste que l'un des deux piliers qui formaient la porte. On peut y voir le point de départ d'un grand arc en fer à cheval. A la base du massif, on distingue une porte aujourd'hui murée qui permettait autrefois d'accéder à un escalier intérieur. Par cette porte, il était possible de puiser l'eau de la rivière lorsque cela était nécessaire."
Les vestiges encore visibles de la porte de los Tableros :
"LES ORIGINES DU SITEEl Bañuelo/Baños del NogalMoyen-Âge : XIe siècleStyle : ZiriParmi les 21 bains qui existaient à Grenade, les Baños de Nogal sont l'un des mieux conservés de tout al-Andalus et constituent le bâtiment public le plus ancien de la ville. La maison remodelée à l'époque chrétienne, dont le patio communique avec la demeure primitive du gardien, constitue aujourd'hui l'entrée principale. Un vestibule (équivalent de l'apodytérium romain), donne accès aux trois salles thermales : froide, tiède et chaude, cette dernière dotée d'un hypocauste souterrain pour chauffer la salle et de deux réservoirs d'eau. Les voûtes en berceau sont pourvues de puits de lumière afin d'assurer la ventilation et de réguler la température."
Ces bains faisaient partie jadis de la mosquée du Noyer, mais en voyant l'édifice il est bien difficile de soupçonner la présence de thermes :
"MAISON ARABE DE ZAFRAMoyen-Âge : XIVe et XVIe sièclesStyle : NasrideDe ces anciennes habitations nasrides sur lesquelles fut fondé le Couvent de Zafra, seule subsiste celle qui occupe l'angle formé par les rues Concepción de Zafra et Portería de la Concepción. Une cour rectangulaire distribue les différentes pièces de la maison Son bassin central avec une fontaine circulaire en marbre et les deux arcades opposées sur les côtés les plus courts nord et sud - derrière lesquels se trouvent les salles principales - mettent en évidence le caractère noble de la demeure. Au XVIe siècle, un étage supérieur y fut ajouté."
Nous ne verrons pas les restes de peinture et les inscriptions en arabe de la Maison de Zafra où se trouve aujourd'hui le Centre d'Etudes Historiques de la ville :
"COUVENT DE ZAFRA/MONASTERE DE SANTA CATALINA DE ZAFRAMoyen-Âge : 1520-1540, 17ème siècleStyles : Mudéjar, Renaissance, BaroqueLe couvent a été fondé par la veuve de D. Hernando de Zafra - secrétaire des Rois Catholiques - en utilisant un groupe de maisons qu'il possédait et acquises par donation royale, qui avaient appartenu auparavant à la noblesse nasride. C'est pourquoi le couvent en plus de présenter un mélange d'éléments décoratifs musulmans et chrétiens possède plusieurs patios qui servaient autrefois à communiquer entre les maisons. L'église mudéjar, avec sa façade qui suit le style classique popularisé par l'école de Diego de Siloé, a subi un incendie en 1678."
S'il reste une habitation arabe des XIème-XIVème siècles à l'intérieur, la façade du couvent de Zafra est dans le style Renaissance. Au-dessus de la porte, se trouvent les écussons de ses fondateurs avec au centre une niche avec la statue de sainte Catherine de Sienne :
"MAISON DE CASTRILEpoque Moderne : XVIème siècleStyles : Mudéjar, RenaissanceArchitectes : Sebastián de Alcántara (attribution)La Maison de Castril est une maison-palais organisée autour d'un patio avec des arcades. L'escalier depuis le patio mène au hall. La maison a été construite par le petit-fils de Hernando de Zafra vers 1539. Son blason avec la tour de Comares de l'Alhambra figure sur la porte. Les trois sections de la porte dissimulent la hauteur inégale des deux étages du bâtiment. Elle est décorée dans un style plateresque avec une allégorie représentant le seigneur de la maison qui tel un héros chrétien espère sa victoire sur la mort d'où le phénix que l'on trouve sur la façade."
La maison de Castril rachetée par l'Etat en 1917 abrite le Musée archéologique :
"EGLISE DE SAINT-PIERRE ET SAINT-PAULEpoque Moderne : 1559-1594Styles : Mudéjar, RenaissanceArchitectes : Juan de Maeda, Pedro SolisConstruite plus tard que les autres églises de l'Albayzin, l'église est un bon exemple du style mudéjar en combinant cette technique de construction avec les directives imposées par le Concile de Trente. C'est la première église de Grenade à conjuguer un plan en croix latine à l'intérieur d'un rectangle avec une large nef s'ouvrant sur des chapelles latérales et un maître-autel mis en valeur par la présence d'un transept. Le tout est couvert par trois magnifiques charpentes. Les deux façades combinent le classicisme introduit par Siloé et l'art maniériste."
Nous ne verrons pas les plafonds de style mudéjar et Renaissance, nous ne pouvons qu'admirer son entrée, superbe exemple de la Renaissance andalouse :
"COUVENT DE SAN BERNARDOEpoque Moderne : XVIIe siècleEpoque Contemporaine : XIXe siècleStyle : NéoclassicismeArchitectes : Juan Puchol, Alfonso Guerrero, Alejo Guerrero, José ContrerasBien que construit au XIXe siècle, sa fondation remonte au XVIe siècle à une époque où la construction de couvents dans la ville était à l'apogée. L'austérité de l'Ordre cistercien s'allie aux principes rationalistes du néoclassicisme appliqués aux couvents baroques traditionnels de Grenade : cloître central entouré de colonnes, église à nef unique avec chœurs hauts et bas, et chapelle principale à coupole semi sphérique."
Couvent de San Bernardo :
"MAISON DES CHIRIMIASEpoque Moderne : 1609Style : BaroqueLa Maison de las Chirimias est une tour-belvédère composée de trois parties. Elle était utilisée par le Conseil municipal pour observer les célébrations qui se déroulaient à côté de l'esplanade près du fleuve Daro. Le juge et les sergents surveillaient depuis le rez-de-chaussée (à l'origine indépendant), les maires et les "Vingt-quatre Chevaliers" (conseillers municipaux) au premier étage alors qu'au deuxième étage des musiciens jouaient de la trompette et du ? pour animer les festivités qui avaient lieu en dessous. Au XVIIe siècle, l'esplanade est devenue l'un des principaux lieux de divertissement de la ville : le Paseo de la Puerta de Guadix Baja (rebaptisé Paseo de los Tristos au XIXe siècle) avec une fontaine centrale."
La Maison des Chirimias :
La Maison de Monte de Piedad érigée au XVIIIème siècle était le siège de la Fondation Monte de Piedad jusqu'à la dissolution de celle-ci en 1864 :
Le blason sur la façade de la Maison de Monte de Piedad :
Au début du Paseo de los Tristes, se dresse la statue de Mario Maya.
De belles demeures bordent le Paseo de los Tristes.
"MAISON ARABE DU FOUR D'ORMoyen-Âge : XVe siècleEpoque Moderne : XVIe siècleStyles : Nasride, MudéjarLa Maison Arabe du Four d'Or est un exemple typique des nombreuses maisons andalouses de cette région. Elle possède une façade comprenant un mur aveugle qui protège l'intimité de ses habitants. Elle dispose d'un patio rectangulaire avec une fontaine centrale et des arches sur deux côtés qui donnent accès aux pièces principales (disposées transversalement par rapport au patio et possèdent des chambres latérales). Par la suite, un autre étage et deux ailes ont été ajoutés afin de créer un patio complètement clos et entouré d'arcades. Cela montre l'influence de l'architecture domestique castillane, typique de la période morisque."
La Maison Arabe du Four d'Or :
Le Paseo de los Tristes nous offre une vue en contrebas de l'Alhambra.
Nous quittons le bel espace promenade qu'offre le Paseo de los Tristes et commençons à investir le quartier de l'Albayzin. Dans le même temps, nous délaissons le plat pour les rues pentues.
"PALAIS DE LOS CORDOVAEpoque Moderne : 1530-1592Epoque Contemporaine : 1960-1967Styles : Mudéjar, RenaissanceLe Palais de los Córdoba a été construit par M. Luis Fernández de Córdoba, officier de Grenade sur un terrain qui lui avait été donné par M. Gonzalo Fernández de Córdoba, cousin de sa femme et petit-fils du Grand Capitaine. Situé sur la Plaza de las Descalzas dans le centre-ville, il a été démoli en 1919 en raison de projets de réaménagement. Le palais a été reconstruit par Alvarez de Toledo en utilisant des dessins originaux réalisés par Manuel Gómez-Moreno et des matériaux récupérés du palais d'origine. Sa façade maniériste se termine par un grand toit avec un avant-toit, tandis que son patio de style Renaissance, l'un des plus singuliers de la ville en raison de l'utilisation des ordres, ainsi que les encadrements cintrés et le plafond des pièces intérieures, autant d'éléments architecturaux remarquables. Ses encadrements cintrés sont les exemples les plus importants exemples d'encadrements mudéjars à Grenade."
Nous ne verrons que le portail monumental du Palais de los Córdova :
"CARMEN DE LA VICTOIREEpoque contemporaine : XIXe siècle, 1961Style : RégionalismeArchitecte : Miguel Otmedo Collantes (bâtiment actuel)Ce carmen (une maison traditionnelle de Grenade avec jardins et vergers) trouve ses origines dans les jardins du Couvent des Minimes de la Victoire. En 1575, le père Antunez acheta ces jardins pour y construire sa maison, mais le bâtiment que nous voyons aujourd'hui remonte au XIXe siècle. Son extension actuelle est le résultat de l'union de deux parcelles : le carmen de Pencal et celui de Olivarillo. La promenade des cyprès est la partie la plus ancienne et située dans une zone élevée. On y trouve également des arbres fruitiers et des plantes ornementales entourées de haies et de petites fontaines. L'ensemble du carmen est un exemple des carmens de la région au XIXe siècle."
Les jardins se visitent mais le portail était fermé lors de notre passage. Adieu, jardins romantiques, glycine centenaire, pergolas et superbe vue sur l'Alhambra !
"SACROMONTE 1Epoque moderne : 15e, 16e et 17e sièclesEpoque contemporaine : 19e et 20e sièclesL'importance du Sacromonte, auparavant connu sous le nom de Valparaiso, est liée à la découverte des Santas Cuevas (Saintes Grottes) en 1595. Les Santas Cuevas étaient prétendues contenir les reliques de San Cecilio et "Les Livres de Plomb" connus sous le nom de Los Plomos del Sacromonte. Les "Livres de Plomb" étaient un certain nombre de plaques de plomb circulaires écrites en arabe qui identifiaient les restes humains comme étant ceux de Saint Cécile et de onze de ses disciples, supposément martyrisés. Le nom de Sacromonte a été donné au site et une abbaye du même nom y a été construite. A la fin du XVIe siècle, les premières maisons troglodytes sont apparues. Cependant, ce type de logement peu couteux ne devint populaire qu'au XIXe et XXe siècles lorsque la ville s'agrandit avec l'exode rural. Depuis le XIXe siècle, grâce aux voyageurs romantiques, la zone est associée aux idéaux pittoresques et folkloriques de Grenade. Traditionnellement, le Sacromonte est une zone habitée par des groupes ethniques gitans et c'est l'un des endroits où le flamenco est né. Il existe de nombreux types de maisons troglodytes, mais toutes sont basées sur une excavation profonde des pièces de manière à ce que chaque pièce donne accès aux autres."
"CHORROJUMOMario Fernandez (?-1906), connu sous le nom de "Chorrojumo", était l'une des figures les plus traditionnelles et les plus connues de Grenade dans la seconde moitié du XIXe siècle. Autoproclamé "Roi des Gitans", il représentait la véritable figure du patriarche gitan, respecté pour son autorité et son bon jugement lorsqu'un conflit éclatait entre les clans gitans. Il gagnait sa vie en racontant des histoires sur l'Alhambra aux voyageurs romantiques et en les laissant prendre des photos de lui. Il vendait également des cartes postales avec son image, vêtu d'un costume traditionnel, comme le montre cette statue. Son image est reproduite dans plusieurs célébrations populaires, telles que la Tarasque qui ouvre la fête du Corpus."
Sur le versant de la colline qui nous fait face se dresse le Palais du Generalife construit entre le XIIème et le XIVème siècles. Cette magnifique bâtisse aux beaux jardins d'ornement était jadis utilisée par les rois musulmans pour se détendre.
Ce n'est certes pas maintenant que nous goûterons aux spécialités de Grenade, pas plus que nous assisterons à un spectacle de Flamenco. Il y en a bien sûr un en début de soirée, mais les chiens n'ont pas le droit de profiter de cet art andalou car les spectacles ont lieu en milieu fermé. C'est peut-être possible en été mais nous sommes en février.
"MUSEE DES GROTTES DU SACROMONTE
Epoque moderne : XVIe-XVIIIe siècles
Epoque contemporaine : 1938-1950, 2002
Ces dix grottes situées dans le quartier du Sacromonte étaient traditionnellement habitées jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Le Musée Ethnographique et Environnemental qui s'y trouve reconstitue l'évolution, les habitudes et les coutumes des habitants des grottes Il présente également une exposition expliquant davantage l'environnement naturel de la région, incluant la flore et la faune. Un verger traditionnel donne un exemple de leur vie quotidienne. Une maquette de la rivière Darro offre au visiteur une vue d'ensemble du Sacromonte et de son importance culturelle et naturelle. Le musée est également un lieu de rassemblement et d'activités culturelles."
Revenus dans le quartier de l'Albayzin qui jouxte celui du Sacromonte, nous y découvrons de nombreuses citernes.
La citerne "del Peso de la Harina" capable de contenir 22 mètres cubes d'eau de pluie :
Vue par l'arrière :
La citerne du Salvador, construite à la période nasride, peut contenir jusqu'à 19 mètres cubes d'eau de pluie...
...et en arrière-plan, l'église del Salvador construite au XVIème siècle sur l'ancienne Grande Mosquée. De style mudéjar, elle abrite à présent un musée :
"NOUVELLE PORTE OU PORTE DES POIDS (BAB-AL-ZIYADA)
Moyen-Âge : XIe-XIIe siècles
Style : Dynastie almoravide
Cet endroit a été nommé ainsi parce qu'il s'agissait du lieu où étaient exposés les poids prélevés illégalement sur les boucheries et de nombreux autres commerces publics situés sur la Plaza Larga. Cette place construite en 1576 a été transformée en centre névralgique de l'Albayzin qui a été repeuplé après l'expulsion des Maures. Parmi les sept portes de la zone fortifiée de la vieille citadelle, celle-ci a été construite pour faciliter la communication dans le quartier populaire de l'Ensanche, connu depuis le XIIIe siècle sous le nom d'"Albayzin". Située sur le flanc d'une vieille tour, c'est l'une des premières portes enregistrées de l'architecture défensive hispano-musulmane. Sa façade extérieure, avec une arche en fer, mène à un passage très étroit avec des voûtes en berceau (arches en briques) dans la section droite et des voûtes en dôme (dômes en briques) aux angles. Le passage actuel se trouve un mètre au-dessus de sa position d'origine."
La porte des poids :
"EGLISE DE SAN NICOLASEpoque moderne : 1525Epoque contemporaine : 1935-1947Style : Gothique, art mudéjarArchitectes : Rodrigo Hernández Bermúdez Pareja et Francisco Prieto Moreno (restauration)Bien que sa construction ait été réalisée selon les plans de la ville au moment de la Renaissance, son style gothique souligne la première phase de l'art mudéjar grenadin. Ainsi de forme simple et austère, elle a une seule nef, sans chapelle principale définie, et une tour non ornée qui ressemble à un minaret islamique. En 1828, frappée par la foudre, une grande partie de l'église a dû être reconstruite. En 1931, elle est devenue la première église de Grenade à subir le pillage et l'incendie lors des émeutes anticléricales de la Seconde République. Les seules parties restées intactes étant les murs extérieurs, la tour et une partie du porche."
"MIRADOR DE SAN NICOLASEpoque contemporaine : Année 1940Sa fonction de point de vue a pris fin dans les années 1940 selon le maire Antonio Gallego Burin. Bien qu'il fit partie de la zone intérieure de la "Qadima" ou vieille citadelle, il a une origine plus ancienne et à son emplacement on peut trouver un château datant de la période de l'émirat (VIIIe siècle), ce qui en fait donc la plus ancienne implantation islamique de la ville. C'est le point de vue le plus célèbre de Grenade et c'est donc un lieu exceptionnel pour contempler l'Alhambra et de grandes parties de la ville historique, telles que la plaine inondable ou la "Sierra Nevada", ce qui en fait la partie la plus connue de l'Albayzin, et sa vue sur l'Alhambra est ce dont on parle le plus de nos jours."
Et près de l'église, se trouve la citerne de San Nicolas construite par les Chrétiens. D'une capacité de 62 mètres cubes, elle recueille l'eau de pluie des gouttières des maisons alentours.
L'église San Nicolas dont nous trouvons les portes closes.
Il y avait un petit moment que nous ne nous étions trouvés dans la foule. Mais ici, il y a toutes les raisons d'y trouver du monde. La vue magnifique sur l'Alhambra s'accompagne d'un joyeux concert de guitares et de chants.
Il est temps d'amorcer la descente.
Nous longeons le monastère "de las Tomasas" construit au cours du XVIIème siècle...
...faisons quelques arrêts pour admirer l'Alhambra sous les faibles rayons du soleil hivernal et sous un autre angle...
...arrivons devant la citerne de "Trillo" qui elle aussi récupère les eaux de pluie des gouttières des maisons alentours. Construite au XIVème siècle et d'une capacité de 50 mètres cubes, on lui a donné le nom du poète Juan de Trillo qui composait près d'ici.
A mi-pente, nous arrivons devant l'église San Juan de los Reyes, fermée elle aussi.
"EGLISE DE SAN JUAN DE LOS REYESEpoque moderne : Premier tiers du XVIe siècleEpoque contemporaine : 1882-1884, 1951, 1966, 1982, 1999-2007Styles : Gothic, MudéjarArchitectes : Rodrigo Hernandez, Francisco Prieto-Moreno Pardo (Restauration), Antonio Martín Muñoz (Restauration)Ce temple était autrefois une ancienne mosquée où se rassemblaient les convertis au christianisme. Cela a également été le premier endroit à être consacré par les monarques catholiques, lorsque l'église d'origine a été démolie pour en construire une nouvelle. Son style gothique que l'on remarque sur la porte principale et sur les arcs en ogive de ses nefs montre la première phase de la Grenade mauresque. C'est la seule paroisse de l'Albayzin qui possède trois nefs. La moitié du mur donnant sur la rue San Juan de los Reyes, a été reconstruite à la fin du XIXe siècle afin de construire une seconde porte. Seul le minaret de l'ancienne mosquée a été préservé, il est accolé à l'avant de l'église et c'est là que le clocher a été ajouté. Sa décoration extérieure en briques [?] reflète son style almohade, similaire à celui de la Giralda (la tour de la cathédrale de Séville)."
"MAISON DE DON HERNANDO DE ZAFRAEpoque moderne : XVIe siècleStyles : Gothique, Mudéjar, ManiérismeCette maison appartenait à Hernando de Zafra, secrétaire des Rois Catholiques. C'est l'un des rares exemples d'architecture gothique civile à Grenade qui ait survécu. Son style est préféré non seulement par les rois mais aussi par la majorité de la noblesse espagnole, comme le montre l'affirmation audacieuse de sa façade, similaire à celle du couvent de "la Conception" et ornée du blason du mariage. D'autre part, à l'intérieur, elle a un style plus nasride consistant en un patio rectangulaire avec une "Alberca" (réservoir d'eau) en son centre. La tour se compose de galeries voûtées couvertes de toits en bois mauresques. Le "Carmen" de San Cayetano annnexé à la maison, qui est un exemple évident d'une maison traditionnelle avec jardins et vergers à Grenade, pourrait avoir fait partie de la propriété originale."
"MARISTAN/MAISON DE LA MONNAIEMoyen-Âge : 1365-1367Style : NasrideLe Maristan a été fondé par le grand Sultan Nasride Mohammed V et servait d'hôpital pour les patients pauvres. C'était un bâtiment à deux étages avec une cour rectangulaire richement décorée, comprenant une "alberca" (réservoir d'eau) gardée par deux lions de pierre au centre. Les Rois Catholiques l'ont transformé en maison de la monnaie (un bâtiment pour fabriquer la monnaie de l'époque) et en 1820, il est devenu une propriété privée destinée à être un immeuble locatif. Il a également servi d'abri pour les moines, de cave à vin, de caserne et de prison jusqu'en 1843 lorsque le Conseil municipal a décidé de le démolir. Il a été déclaré Site d'Intérêt Culturel en raison de ses vestiges archéologiques qui constituent le seul élément authentique restant sur l'histoire médicale d'al-Andalus. Les lions et la pierre tombale sont actuellement exposés au Musée de l'Alhambra."
"COUVENT DE LA CONCEPTIONEpoque moderne : 1523-1641Epoque contemporaine : 1813Style : Gothique, Mudéjar, BaroqueArchitecte : Pedro de Chaves (Façade de l'église)Le Couvent de la Conception a été fondé en 1518 par les Tertiaires Franciscains et a été construit en tenant compte d'un ensemble de bâtiments antérieurs (maisons avec patio et verger-jardin). Le couvent possède un mélange d'éléments architecturaux et décoratifs, tels un cloître principal mudéjar, une fontaine nasride, un lion sculpté arabe, une façade gothique, des encadrements mudéjars dans le choeur supérieur et une façade baroque pour l'église. Il témoigne du culte de longue date de l'Immaculée Conception à Grenade."
"MAISON D'AGREDAAge moderne : XVIe siècleStyles : Mudéjar, ManiérismeLa haute position sociale du propriétaire (Diego de Agreda, conseiller municipal de la ville et chevalier de l'Ordre de Santiago) se reflète dans la taille et la décoration de la façade. Cela contraste avec la rue étroite dans laquelle elle se trouve. Ses colonnes toscanes et la décoration avec des pyramides sont typiques du style Herrérien. Au bout du grand hall se trouve un retable qui indique, selon la tradition, le banc de pierre où Saint Jean de Dieu avait l'habitude de se reposer. Le patio est relié latéralement au vestibule et s'organise avec des galeries sur colonnes. A l'intérieur, il y a plusieurs plafonds de style mudéjar."
"COUVENT DE SAINTE INESPériode moderne : XVIe sièclePériode contemporaine : 1885Style : RenaissanceLa famille Agreda était la protectrice de ce couvent et elle y est enterrée. Sa base se compose de trois patios. La façade de la chapelle est très simple : un arc en plein cintre entouré de colonnes toscanes et d'un fronton brisé. On y trouve une niche avec l'image de Sainte Inès. Il y a un long balcon avec une grille en bois, appelé miradero, typique des couvents fermés. Les fenêtres sont similaires à celles des maisons hispano-arabes."
"MAISON DE PORRASEpoque moderne : XVIe siècleStyles : Renaissance, art mudéjarCette maison appartenait à Alonso de Porras, qui faisait partie du conseil municipal. Cependant, le blason qui apparaît sur la porte n'est pas celui de la famille Porras, ce qui laisse entendre qu'un ancêtre ou une lignée différente possédait autrefois la maison. Elle ressemble au type de maison noble espagnole qui dominait la colline au sud de l'Albayzin après la conquête de Grenade. La splendide porte de sa façade représente la transition stylistique du gothique à la Renaissance. Le patio, avec quatre colonnes toscanes, le plan mauresque des galeries se distingue : bases avec feuilles d'acanthe, supports en bois, balustres torsadés, plafonds et corniches en bois. Le patio abrite également un pilier orné (1610) et une citerne en son centre. Derrière la maison, vous pouvez trouver un vaste jardin divisé par des parterres de plantes, dans lesquels vous pouvez trouver des fontaines et une "alberca" (réservoir d'eau)."
"CARMEN DES CYPRESEpoque : Fin du XVIe siècleStyle : RégionalismeCe carmen (du mot arabe Karm, vigne) reflète la typologie habituelle de la maison albayzine, composée d'une maison, d'un jardin et d'un verger organisés sur des terrasses en raison de l'irrégularité de la colline. Son origine remonte à l'ancienne agrégation de propriétés mauresques faites de petites parcelles, qui impliquait la distribution des terrains devenus inoccupés lors du processus de ruralisation. Cela a eu lieu dans le quartier de l'Albayzin après l'expulsion définitive des Maures en 1609, mais ce n'est qu'au début du XIXe siècle que le carmen a pris son apparence actuelle. Ce "Carmen de los Cypresses" (Le Carmen des Cyprès) est considéré comme l'un des plus représentatifs et des plus anciens encore existants. Dans son vaste et magnifique jardin, la pergola, "l'alberca" (réservoir d'eau) et l'allée de cyprès se distinguent particulièrement. A la fin du XIXe siècle, il était utilisé par Agel Ganivet et d'autres intellectuels pour tenir leurs réunions littéraires. Le jardin a été déclaré Site d'Intérêt Culturel en 1983."
"EGLISE DE SAN GREGORIO BETICOPériode moderne : 1593-1596Styles : Renaissance, BaroqueArchitecte : Francisco de MoyaAvec l'intervention de l'évêque de Grenade San Gregorio Bético (XIVe siècle), le conseil municipal ordonna la reconstruction de l'ancienne chapelle érigée par les Rois Catholiques en l'honneur des franciscains Juan de Cetina et Pedro de Dueñas, martyrisés selon la tradition en ce lieu en 1397 pour avoir prêché à la porte de la Mosquée de l'Alhambra. La façade de la bâtisse de style maniériste en pierre grise de la Sierra Elvira s'inspire de celle de la Real Chancilleria. En 1652, l'Ordre des "Clérigos Menores de San Francisco de Caraccilo" s'installa, ajoutant la chapelle principale et la tour afin de transformer l'édifice en une église plus traditionnelle."
Quelques fidèles attendent l'heure de l'office devant cette église de taille somme toute assez modeste.
"MAISON DE L'AMIRAL/MAISON DE SAN JOSEEpoque moderne : 16e siècleStyle : RenaissanceC'est un bel exemple de maison palatiale grenadine du XVIe siècle que fit construire Mme Leonor Manrique, belle-sœur du "Gran Capitan". Plus tard, elle fut le domicile de Francisco de Mendoza, amiral d'Aragon. En 1874, elle fut transformée en orphelinat jusqu'en 2000, date à laquelle elle est devenue une partie de l'Université de Grenade. A l'extérieur, l'accent est mis sur la hauteur de sa façade, qui ressemble à une tour urbaine médiévale, et sur sa porte avec des colonnes ioniques et la pyramide qui repose sur l'entablement. Son intérieur abrite un patio avec des colonnes en marbre blanc aux chapiteaux corinthiens et toscans, ainsi qu'un intéressant travail de menuiserie mauresque. La nature particulière des galeries supérieures du patio provient des travaux de réhabilitation réalisés en 2001 : elles ont été rouvertes après avoir été bloquées par des reconstructions et des aménagements suite à un tremblement de terre survenu à Grenade en 1884 et qui avait gravement endommagé le bâtiment."
Le clocher de l'église San José est le seul minaret de al-Andalus du XIe siècle :
"EGLISE DE SAN JOSEEpoque moderne : 1517-1525, 1540-1549Styles : Gothique, MudéjarArchitectes : Rodrigo Hernández, Luis ArévaloErigée sur la mosquée des ermites (al-murabitin), elle est l'une des plus anciennes églises de Grenade. Elle correspond à une première phase du mudéjar grenadin, d'où son style gothique en lien avec l'art mudéjar levantin. Cependant, sa construction s'est conformée aux standards de la ville à la Renaissance. Des contreforts sobres à l'extérieur, - dans lesquels s'insèrent les chapelles latérales - et une façade néoclassique (1759). C'est la seule église paroissiale mudéjar de l'Albayzin à posséder une chapelle nobiliaire à usage funéraire (la famille Carillo de Montemayor)."
"HOPITAL DE LA TINA / HOPITAL DE LA VIERGE DU PILARMoyen-Âge : XVe siècleEpoque moderne : 1630-1662Styles : Nasride, Mudéjar, ManiéristeTout au long de l'Ancien Régime (XVIe-XVIIIe siècle), les œuvres hospitalières financées par l'aristocratie étaient courantes. L'Hôpital de la Tiña, dédié au traitement de la teigne, a été fondé en 1662 par le conseiller municipal José de la Calle en remerciement pour la découverte du remède. Il a été construit sur l'ancien palais nasride où Boabdil avait été proclamé roi de Grenade pour la deuxième fois (1487). Après la conquête de la ville, le palais fut transmis à la famille Mendoza, dont la lignée conserva la propriété jusqu'à ce qu'elle soit achetée par le père du fondateur, Pedro de la Calle. Les anciennes colonnes et "l'alberca" (réservoir d'eau) datant de la période nasride sont encore visibles dans la cour aujourd'hui."
L'Hôpital de la Vierge du Pilar :
"MONASTERE DE SANTA ISABEL LA REALPériode moderne : 1504-1592Style : Gothique, art mudéjar, RenaissanceArchitecte : Enrique EgasLe monastère était dédié aux pauvres clarisses franciscaines (nonnes de l'Ordre de Sainte Claire). C'est le couvent de séclusion féminine le plus remarquable qui subsiste à Grenade. Il a été fondé par la reine Isabelle la Catholique dans le palais nasride de Daralhorra. Cette nouvelle construction, dotée d'une vaste entrée, était attachée à l'ancien palais. L'église fut le premier édifice mudéjar à être édifié et constitue la manifestation la plus claire de l'art gothique utilisé par les Rois Catholiques. Cela se voit particulièrement sur la porte et la voûte peinte de la chapelle principale, unique dans la ville. La richesse de l'influence mudéjare est évidente dans la superbe charpente de la nef de l'église, ainsi que dans le cloître. Le monastère, divisé en deux niveaux, est entouré de ses salles principales telles que le réfectoire, la cuisine et les dortoirs. Le bâtiment a pu accueillir une centaine de moines."
Du monastère fondé par la reine Isabelle, nous ne verrons que les façades et le parvis.
Alors que le jour commence à baisser, nous arrivons sur une jolie place.
"ANCIEN ALCAZAR ZIRI/PLAZA DE SAN MIGUEL BAJOMoyen-Âge : XIe siècleStyle : ZiriCet "Alcázar" (palais-forteresse espagnol) a été construit par le sultan Badi, monarque du règne Ziride. Il se trouvait dans la zone délimitée par la place de San Miguel Bajo, les rues Santa Isabel La Real et Pilar Seco, le mur ziride et la rue Carril de la Lona. Il est resté en usage jusqu'au couronnement de Muhammad I (Al-Ahmar), le nouveau roi de la dynastie nasride du royaume de Grenade en 1238. Après cela, il déplaça la cour dans une autre citadelle, la future Alhambra. L'"Alcázar" disparut progressivement au cours des années suivantes, à mesure que les jardins de la "Qadima" ou vieille citadelle s'y développaient. Au cours des XVe, XVIe et XVIIe siècles, le palais de Daralhorra, le monastère de Santa Isabel la Real, l'église de San Miguel et la Maison de la "Lona" furent construites sur ces jardins. Au début du XVIIe siècle, le Christ des "Lañas" (détruit en 1975), réalisé par l'atelier d'Alonso Mena, fut placé au centre de la place."
De l'autre côté de la place, se trouve l'église San Miguel Bajo.
"EGLISE DE SAN MIGUEL BAJOEpoque Moderne : 1528-1539 ; 1551-1557Styles : Gothique, art mudéjar, RenaissanceArchitectes : Rodrigo Hernández, Antonio Fernández, Alonso de VillanuevaElle a été construite sur une ancienne mosquée dont il ne reste qu'une citerne nasride du XIIIe siècle, décorée d'une entrée à double arche et de colonnes romaines réutilisées. L'église comporte une nef unique, avec une chapelle principale à l'avant. La première moitié du temple, l'église, est gothique et est divisée en sections par trois arcs en ogive, sur lesquels repose une structure mudéjar. La seconde moitié, jusqu'au sol, n'a pas de cloisons et est de la Renaissance mudéjare. Ses deux façades rappellent le style classiciste de Diego de Siloé. La tour est un modèle intermédiaire entre les premières tours mudéjares de Grenade et celles ornées de carreaux émaillés du milieu du XVIe siècle."
Eglise de San Miguel Bajo :
Détail de la citerne située contre le mur de l'église (photo ci-dessus) :
"MAISON MAURESQUE EL CORRALONEpoque moderne : XVIe siècleStyle : Nasride, art mudéjarUn couloir en angle mène à une cour carrée à arcades avec une "alberca" (réservoir d'eau) au centre. Il y a trois galeries à l'étage supérieur, mais la plus remarquable est celle du nord, avec une salle à l'étage accessible uniquement par un arc composé finement plâtré, couvert d'une peinture polychrome et d'une décoration ataurique. Les deux autres poutres de soutien, situées dans le couloir est, représentent les caractéristiques les plus importantes de la maison. Les piliers en maçonnerie qui soutiennent l'étage supérieur étaient à l'origine des colonnes en marbre. Le signe le plus significatif des transformations subies par la maison au cours du XIXe siècle, afin de la transformer en cour de voisinage, est l'alignement régulier des fenêtres sur sa façade."
Et pour terminer cette balade, ce dernier panneau fait une jolie synthèse.
"SITE DU PATRIMOINE MONDIALLe quartier de l'Albayzin a été inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de la Convention conçernant la Protection du Patrimoine Culturel et Naturel du Monde. L'inscription sur cette Liste confirme la valeur universelle exceptionnelle d'un site culturel ou naturel qui mérite une protection au bénéfice de toute l'humanité."
Quant à nous, nous poursuivons notre déambulation parmi de petites rues bordées de boutiques en tous genres mais relativement orientées vers l'artisanat.
Et si l'on faisait un vœu ? Sait-on jamais...
Quelques données techniques pour terminer cette balade de trois jours à Grenade.
La température affichée par notre baromètre alors que nous n'avons pas encore allumé le chauffage. Heureusement, nous avons une bonne couette et Guess porte un manteau la nuit. Mais pour tout dire, je ne suis pas particulièrement fan du gaz surtout lorsque je dors. Ceci dit, nous ne traînons pas le matin pour remettre le chauffage en route et il suffit d'une vingtaine de minutes pour atteindre une température très confortable.
Mais ce que je voulais surtout vous montrer c'est la température extérieure : 2°8 C. Comme quoi, contrairement à ce que nous pensions avant de venir en Andalousie, il n'y fait pas si chaud que cela en hiver.
Mais la neige n'est pas loin !
Et quelques graphiques de nos déambulations :
J'ai choisi d'insérer de nombreux panneaux dans ces trois articles sur Grenade, certains sauteront mes traductions (pour lesquelles j'ai beaucoup travaillé en espérant être au plus près du texte) mais je trouve intéressant de connaître l'histoire ce qui permet de relier le passé et le présent.
Nous sommes bien loin d'avoir fait le tour de Grenade, nous y reviendrons probablement un jour
Il ne me reste plus qu'à vous présenter quelques-uns de ses monuments dans les articles suivants.
A bientôt ! 😉
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