Présentation de ce voyage (cliquer pour accéder à l'article et si le lien ne fonctionne plus : https://baladesmv.blogspot.com/2025/04/un-peu-plus-de-5-mois-dans-la-peninsule.html)
Le musée nous semble assez petit de l'extérieur, mais ce n'est qu'une impression car la collection de calèches qu'il abrite est plutôt impressionnante.
Nous sommes autorisés à y pénétrer avec Guess.
Nous découvrons des calèches alignées, toutes en excellent état, des vitrines où sont exposés de nombreux bronzes, des robes andalouses, des tenues masculines magnifiquement brodées, des harnais pour chevaux...
Que voilà un voyage prometteur au temps où les chevaux arpentaient les rues de nos villes.
Dès l'entrée, nous admirons une calèche fabriquée à Paris par "Morel" et tapissée de damas bordeaux.
Si toutes les calèches sont en très bon état, certaines sont plus prestigieuses que d'autres, telle cette berline de gala, fabriquée en 1850 par le carrossier français Binder. Destinée à recevoir quatre passagers et trois employés, elle est dans son état d'origine et affiche sur sa porte les blasons de Don Manuel de Mananedo y González, premier duc de Santoña et marquis de Manzanedo. Elle se trouvait dans le cortège lors du mariage d'Alphonse XII.
Un modèle fabriqué par M. Locatti & Torreta à Turin en Italie. Restauré dans les années 80, il appartenait à la collection de don Pascual Beretta de Bergame. Bleu, rehaussé de rouge avec une sellerie en cuir, ce coupé destiné à être mené par un attelage de 4 chevaux était exclusivement utilisé par son propriétaire.
Cette calèche d'un autre genre mais très populaire à l'époque, a été fabriquée par Retif à Lyon et a été restaurée dans les ateliers de San Miguel de Montelirio à Séville dans les années 90. Elle transportait généralement des personnes mais aussi du chargement. Le modèle de couleur bleu, exposé ici, a été utilisé par le torero Morante de la Puebla lors de la corrida de 2022 à El Puerto de Santa Maria.
Ce fiacre de style américain, utilisé surtout à usage privé et éventuellement comme voiture de service a été fabriqué par Flandrau & Company à New-York. Il dispose de 4 places, deux pour les passagers, deux pour les conducteurs. Restauré dans les ateliers de San Miguel de Montelirio dans les années 90, il arbore une belle peinture rouge avec quelques touches de bleu.
Encore une bien belle calèche à deux roues et disposant de 4 places, fabriquée par le carrossier Binder à Paris au début du XXème siècle. Destinée à la promenade et conçue pour être attelée avec un timon, cette calèche a remporté maints concours tant nationaux qu'internationaux. J'ai particulièrement aimé sa jolie sellerie en velours écru rehaussée de détails en cuir. Ce sont les ateliers de San Miguel de Montelirio qui ont assuré sa restauration en l'an 2000.
Plus ou moins les mêmes tons, mais celle-ci est surtout utilisée à usage sportif bien qu'elle puisse avoir un usage domestique. Elle a participé à de nombreux concours. Fabriquée par le carrossier français Retif à Lyon au début du XXème siècle, on peut l'atteler de deux façons. Elle a été elle aussi restaurée dans les ateliers de San Miguel de Montelirio.
4 ressorts elliptiques et 4 ressorts en cuir assurent la double suspension de cette calèche. Fabriquée par le célèbre carrossier français Millions & Guiet à Paris au début du XXème siècle, c'est le véhicule idéal pour de longues promenades. Léger et peu encombrant, il peut être tiré au choix par un cheval ou par 4 chevaux. Il n'empêche qu'il peut accueillir 6 personnes, 4 passagers plus le cocher et le laquais de porte. Restauré lui aussi par les ateliers de San Miguel de Montelirio en 2005, on peut remarquer sa belle garniture damassée de couleur beige, rehaussée de motifs floraux.
Une berline de promenade fabriquée à Paris en 1870 par le carrossier Rothchils & ses Fils et restaurée par les ateliers sévillans de San Miguel de Montelirio. Le véhicule monté sur huit ressorts, a son habitacle fermé et vitré, habillé d'un tissu damassé capitonné orné de motifs floraux. Quelques filets dorés se détachent sur le bleu foncé de la carrosserie.
Ce cabriolet fabriqué dans la deuxième moitié du XXème siècle par le célèbre carrossier français Labordette affiche une belle couleur bordeaux rehaussée de filets rouge carrosse et or mais ça c'est aussi le beau travail réalisé par les ateliers de San Miguel de Montelirio lors de sa restauration en 2002. Ce véhicule à deux roues, destiné à un usage sportif a d'ailleurs été maintes fois primé tant en Espagne qu'au Portugal.
Et pendant que nous allons d'une calèche à l'autre, il y en a un qui, hermétique au charme et à la beauté des voitures d'antan, en profite pour se taper un petit roupillon dans l'allée.
On ne sait jamais, mieux vaut s'économiser, d'autant plus que nous sommes les seuls visiteurs dans le musée pour l'instant.
Et puis quand il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, non ?
De nouveau, un prestigieux carrosse...dont j'ai zappé la fiche.
Et voici un Road coach privé, fabriqué par Healy & Co à New-York vers 1900. A l'origine, voiture à usage privé pour les longs déplacements des gens de la haute société, elle a été utilisée au milieu du XXème siècle pour effectuer de longues promenades ou pour se rendre aux hippodromes. Cette calèche est dans son état d'origine et en parfait état d'utilisation.
Calèche fabriquée par le célèbre carrossier français Ehrler au XIXème siècle. Ce véhicule à usage sportif possède une suspension très spéciale appelée "de télégraphe" qui rend sa conduite très sûre. Il a été restauré aux Etats-Unis. Parmi ses huit places, deux opposées au sens de la route sont destinées au personnel. Quelques touches de vermillon et d'or tranchent sur sa couleur bordeaux. Lui aussi a été plusieurs fois primé lors de concours.
Ce fiacre fabriqué au début du XIXème siècle, était destiné tant à un usage quotidien que sportif et pouvait accueillir quatre passagers. Quelques motifs rouges en relief rehaussent sa peinture de couleur bordeaux et noire. Il a été restauré par les ateliers de San Miguel de Montelirio à Séville en 2004.
Il faut avouer que nous ne nous attendions pas à trouver un musée si lumineux et indemne de poussière. Tant de véhicules et tous rutilants. Car de toutes les calèches exposées, je ne vous en ai présenté qu'une infime partie.
Merci au propriétaire de cette magnifique collection pour son accueil chaleureux, sa disponibilité face à mes questions et pour m'avoir autorisée à publier cet article. Il semble que ce musée où nous avons passé un si agréable moment soit aujourd'hui définitivement fermé. Quelle tristesse !
A bientôt ! 😉
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